DÉCÈS DE SIMONE WEIL : son combat a croisé l’Algérie

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L’ancienne déportée Simone Weil, rescapée de la Shoa où elle a perdu ses parents ainsi que son frère, s’est éteinte dans son domicile parisien ce vendredi à l’âge de 89 ans.

Plusieurs fois ministre et première présidente du parlement européen élue au suffrage universelle, elle sera la femme des combats justes et à forte résonnance humanitaire. Elle avait notamment porté courageusement la loi sur l’interruption volontaire de grossesse dans un environnement d’une hostilité et d’une violence généralisées. En dépit des épreuves endurées, elle était une européenne convaincue et a souvent affirmé que l’enfermement sur soi était une tentation qui pouvait mener à la répétition des grands drames de l’Histoire.

Jeune magistrate, elle se mobilisera au ministère de la justice avec une de ses collègues, qui, elle aussi, fera une carrière politique forte, Marie France Garaud, pour exiger et obtenir certaines améliorations des conditions de détention des prisonniers du FLN.

Après l’avènement de Bouteflika et ses proclamations en faveur des droits fondamentaux, elle sera présente à Alger avec plusieurs personnalités dans un colloque dédié aux droits des femmes. Le rétropédalage du chef de l’Etat algérien lors de l’allocution de clôture destinée à s’excuser auprès des conservateurs pour avoir autorisé la rencontre ne l’aura pas déçue. « L’essentiel est de semer les choses positives dans la société », avait-elle déclaré en aparté.

 

Yahia Balit

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