ECHOUROUK : plus bas, tu meurs !

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Ce qui relevait de l’avis des spécialistes de l’impossible, Echourouk (version papier) l’a fait. Dans son édition d’aujourd’hui, un article signée Imene Boukhlif va très profond dans les caniveaux et signe un papier digne des journaux sud-africains sous le régime de l’apartheid.

Cette journaliste parle d’une « campagne unanime » du peuple algérien pour demander aux autorités le rapatriement illico presto des réfugiés subsahariens dans leurs pays d’origine. Sans aucune déontologie ni éthique, elle affirme que ces derniers sont des « violeurs de petites filles, voleurs, criminels en puissance… ». Cependant cette journaliste n’apporte aucun fait concret pour étayer ce qu’elle pense être un reportage digne du Pulitzer, ni interviews de magistrats, ni de policiers, ni de victimes, elle prend juste pour vérité divine des récits plus abracadabrants les uns que les autres postés sur…..Facebook.

Ce journal, (si toutefois on peut le qualifier de la sorte), après sa féroce campagne contre la Kabylie (déjeuner républicains, femmes aux mœurs légères, destructeurs de mosquées…), le voici une autre fois qu’il récidive, incite à la haine raciale et appelle à demi mot à des actes de violence contre des réfugiés qui n’ont fui leur pays que pour sauver leurs peaux. Ces appels sont punis par la loi et contraires aux chartes et conventions internationales signées par l’Algérie.

Mais que font les autorités ? Que fait le parquet qui peut s’autosaisir, que fait le ministère de la communication ? Que fait le Syndicat national des journalistes, qui à défaut de pouvoir réprimer, peut se démarquer d’un article aussi peu valorisant pour les algériens que nous sommes et pour la noble profession qu’est la nôtre ?

Depuis l’avènement de Bouteflika, le pouvoir a toujours favorisé la médiocrité via des télévisions aux ordres et abrutissantes et via une presse écrite relevant plus du tabloïd que du journal. Il est temps que les élites sortent de leurs mutismes et il est urgent de dénoncer ces dérapages, car l’Histoire risque d’être implacable avec nous, ne dit-on pas : qui ne dit mot consent.

Mohamed Bendris

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