FMI : Osons le débat entre nous

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Les missions du FMI, en Algérie, se suivent et se ressemblent. Après les mots diplomatiques d’usage, l’institution financière internationale invite le gouvernement algérien à aller plus loin dans les réformes. Décodé, cela veut dire qu’il faut quitter le discours pour l’action.

Au delà des mauvais chiffres et des projections médiocres qui sont rendues publiques par la presse (creusement des déficits, inflation, chômage…), les actions à entreprendre sont pourtant connues et viennent d’être rappelées, une fois de plus,  par l’institution de Bretton Woods  «Pour l’heure, l’effort de redressement devrait reposer essentiellement sur les leviers suivants : l’élargissement de l’assiette fiscale, grâce notamment à l’amélioration du recouvrement de l’impôt et à la rationalisation des exonérations fiscales; la maitrise des dépenses courantes; le remplacement progressif des subventions à l’énergie, qui sont coûteuses et bénéficient surtout aux ménages aisées, par un soutien direct aux personnes les plus défavorisées; et l’amélioration de l’efficacité et la réduction du coût des dépenses d’investissement. Il convient de préserver l’investissement dans la santé, l’éducation et les systèmes de protection sociale bien ciblés. »

On se souvient aussi que la campagne électorale des élections législatives du 04 mai dernier a été plombée par l’absence d’un débat, notamment, sur les moyens à mettre en oeuvre pour la construction d’une économie performante (diversifiée est le terme à la mode). L’opinion publique et la presse avait notée, lors de cette campagne, que le parti du RCD a rendu public un programme électoral qui traite de cette question (réforme fiscale, réduction des dépenses courantes, subventions ciblées, protection sociale…) mais manifestement beaucoup d’acteurs politiques avaient la tête ailleurs.

Il est évident que chacun peut avoir une opinion sur le contenu des réformes et que les recettes du FMI ne sont pas à prendre à la lettre, à commencer par la fluidité dans les relations du travail alors que les salariés algériens ont un besoin urgents de protection (privé et informel notamment). Le débat aurait précisément pour objectif de cerner une réforme globale et consensuelle.

Autre remarque contenue dans cette note « Il est cependant aussi important d’éviter une réduction trop abrupte du déficit des finances publiques, pour atténuer le risque d’un très fort ralentissement de la croissance ». C’est exactement le contraire auquel on assiste avec une réduction drastique des importations (équipement) et l’annulation pure et simple des projets structurant pour maintenir le train de vie des clientèles.

Omar Saidani

 

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