L’empire Haddad entre le mal et le pire

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Voilà encore un dossier qu’il va falloir suivre de près dans un bourbier algérien déjà bien encombré en scandales.

L’empire Haddad dont les activités ont de tout temps profité d’une bienveillance particulière des marchés publics vacille. Donné avec Kouninef comme la deuxième mamelle du clan présidentiel, l’homme d ‘affaires propulsé patron du forum des chefs d’entreprises est pris dans une triple spirale.

Les banques qui ont systématiquement couvert les financements de ses projets rechignent à s’engager, ce qui provoque de sérieux problèmes de trésoreries dans le groupe. Autre souci, le soutien sans réserve du clan Bouteflika se fait plus discret. Les instructions données aux corps constitués de répartir leurs voix entre Mohand Haddad, candidat fln à Tizi Ouzou et le candidat « indépendant » Nordine Ait Hamouda, n’ont pas suffi à assurer le succès du turbulent frère du chef du FCE. Mais le plus préoccupant pour Ali Haddad est le lâchage des services de sécurité où il avait toujours su s’offrir de précieuses protections. Les éléments des services de renseignements discrètement sollicités pour faire pression sur « les meneurs » des travailleurs non payés  depuis plusieurs mois et qui menacent de bloquer les activités de plusieurs secteurs  du groupe font la sourde oreille.

Combien de temps pourra tenir celui qui a disposé du Trésor comme d’une cagnotte privée maintenant que le pouvoir est obligé de compter ses deniers ?

Selon les sources proches du dossier deux issues se présentent devant le protégé du clan présidentiel.

Première hypothèse : le destin Khalifa qui verra la dissolution du groupe avec des contrecoups sociaux, économiques et financiers plus, éventuellement des prolongements judiciaires, bien plus compliqués que ceux provoqués par les turpitudes du fugace golden boy des années 2000.

L’autre procédure verrait une tentative de repêchage de l’entreprise Haddad où on appliquerait la jurisprudence Tonic emballage par l’intervention de l’État.

En fait il n’y a, pour l’instant, que deux mauvais choix devant celui qui a longtemps été mis à l’abri les lois et de la concurrence.

Achour Sadji

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