MOHCINE BELABBAS : « aujourd’hui le Roi est nu »

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Lors de l’ouverture de la quinzième session du conseil national du RCD, et dans son allocution d’ouverture, son président, Mohcine Belabbas ne va pas par quatre chemins pour dénoncer l’inaction gouvernementale et la léthargie ambiante dans laquelle baigne le pays.

« Le plan d’action présenté par M. Tebboune à l’Assemblée nationale illustre jusqu’à la caricature l’incapacité du gouvernement à présenter un programme qui énonce au moins les sources de financement du patchwork des mesures listées. » C’est par cet énoncé, que Mohcine Belabbas ouvre le bal des critiques concernant le plan d’action du Gouvernement, avant d’enchaîner « En effet, en dehors d’une chimérique réforme fiscale qui ne fixe ni l’assiette à atteindre ni les niches à investir comme les grosses fortunes ou l’informel, aucune source précise n’est ciblée pour renflouer les caisses et faire face à un déficit de 16%, soit autour de 25 milliards de dollars hérité de la loi de finance 2017. »

C’est dire que les fortunes mal-acquises et les barons de l’informel, ne seront nullement inquiétés et que ce sont seulement les plus loyaux contributeurs du fisc qui en pâtiront.

 Revenant sur les résultats des élections législatives du 04 mai dernier, le président du RCD estime que « c’est le pouvoir qui refuse le dialogue pour sortir le pays de l’ornière. La grossière fraude électorale du 04 mai 2017 pour envoyer une majorité factice au parlement a des conséquences : les députés cooptés ne servent qu’à polluer les votes de l’Assemblée. Ils ne peuvent convaincre les Algériennes et les Algériens de la nécessité d’adopter d’autres paradigmes. »

Sur le plan économique, le RCD estime que le plan d’action de Tebboune est un plan creux et que les représentants de l’État usent d’un vocabulaire hérité des années 70, que le fait d’injecter des millions de dollars dans des industries non-viables pour soit disant « préserver le secteur public » est une hérésie économique. Avant d’ajouter « Le RCD n’est pas un défenseur des privatisations à tout prix et dans tous les secteurs. Il n’est pas non plus un partisan du recours à l’endettement en soi. Il est le défenseur de la souveraineté du peuple sur les richesses du pays et de son droit inaliénable à décider de la forme de gouvernance mais aussi de la liberté d’entreprendre pour le secteur privé. »

Revenant sur l’incident qui avait émaillé l’allocution de Mohand Arezki Hamdous, député du RCD, qui avait parlé en Tamazight et qui s’était vu chahuté par les députés du FLN, Mohcine Belabbas estime que « Nous n’avons jamais considéré que la reconnaissance de Tamazight et la promotion de notre identité nord africaine relèvent des desideratas et des agendas du pouvoir. Nous sommes les héritiers d’Avril 80. Notre combat est de léguer aux futures générations des convictions : le modèle démocratique; une méthode : la mobilisation pacifique ; une perspective : la construction d’une société d’égalité en droits, de solidarité et de respect de la personne humaine. »

Voilà qui est dit !

Mohamed Bendris

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