ALGÉRIE : 24 types de produits interdits d’importations

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Le gouvernement algérien cherchant désespérément à réduire la facture de l’importation a pris la décision de suspendre l’importation de 24 types de produits alimentaires ou industriels.

En effet, dans une note récente, le ministère du commerce instruit les banques de surseoir à toute domiciliation, document obligatoire pour toute démarche d’importation, de l’un des 24 types de produits alimentaires qui sont, entre autres, les préparations pour soupes, potages ou bouillons, les sauces préparées (mayonnaise, ketchup, harissa, etc.) ou la moutarde préparée. On y trouve aussi pain, pizzas, pâtes alimentaires, fruits secs et arachides, jus de fruits, eaux minérales ou gazéifiées, confitures et marmelades…

Dans la liste des produits non alimentaires, on trouve les articles de robinetterie, les transformateurs électriques, les briques et tuiles, les tapis, les produits finis en plastique ou les meubles.

Incapable de construire une véritable économie productive, le gouvernement algérien se contente de tenter de réduire la facture des importations pour rétablir une balance commerciale qui accuse un déficit de 2,74 milliards de dollars (U$D) sur le premier trimestre de 2017.

Pour rappel, un rapport accablant et inquiétant de la banque mondiale (BM) datant du mois d’avril, sur le suivi de la situation économique de l’Algérie : « s’attend, à moyen terme, à une forte baisse de la croissance algérienne ainsi qu’à l’accentuation des déficits  publics et de la balance commerciale sous l’effet de l’assainissement des finances publiques mises en œuvre par le gouvernement. La baisse du taux de croissance du PIB par habitant qui s’ensuivra pourrait avoir des répercussions négatives sur le bien-être des ménages ».

Dans un autre rapport sur les perspectives économiques mondiales, publié au début du mois de juin, la BM a ramené ses projections de croissance pour l’Algérie en 2017 à 1,8% contre les 2,9% projetés. Pour 2018, la croissance du PIB réel de l’Algérie devrait être encore plus faible et s’établir à 1%  en baisse de 1,6 point comparé aux  2,6%, anticipés en janvier.

Ali Meziani

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