Ali Haddad mis sévèrement en demeure par les autorités

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Annoncée par Ameslay du 1er juin, la descente aux enfers d’Ali Haddad semble se précipiter. Des quotidiens proches des cercles des décideurs ont publié des mises en demeure adressées au groupe dirigé par Ali Haddad, actuel Chef du forum des Chefs d’Entreprises

C’est la première fois  que cet homme d’affaire est l’objet de telles mesures. Un cadre des travaux publics ayant requis l’anonymat nous a annoncé la couleur : « l’Etat ne peut plus accepter qu’il vide les caisses du trésor public impunément », ajoutant: « c’est la fin des privilèges pour le groupe ETRHB d’Ali Haddad ».

Cette mise en garde qui,il est vrai, ne le concerne pas uniquement arrive cependant  après avoir été « chassé » avant-hier en compagnie de Sidi-Said d’une réception à laquelle participait le premier ministre et des membres du gouvernement.

Les mises en demeure lui ont été adressées, entre autres, par les directions des travaux publics. La première émane de celle de Tlemcen et la deuxième vient de celle de Bouira. Les montants des projets sont estimés à plusieurs milliards. « Ces premières mises en demeure doivent être suivies par d’autres », nous apprend une autre source proche du suivi des nombreux projets qui peinent à être achevés.

Pour rappel, Ali Haddad est présent dans plusieurs secteurs grâce à sa proximité avec le tandem Sellal-Bouchouareb. Accaparant des marchés publics dont il s’était vanté « de fixer les prix » du temps de sa toute puissance, Haddad avait une tactique d’enrichissement simple. Il se contentait souvent de sous-traiter ses projets à d’autres opérateurs après avoir prélevé ses marges; d’où des retards et des malfaçons qui n’ont, jusque là, jamais été sanctionnés.     Récemment, le nouveau ministre de l’industrie qui ne rate aucune occasion pour s’attaquer aux choix de son prédécesseur a décidé de se dresser contre le monopole de la commercialisation du ciment dont Haddad est l’un des principaux importateurs. Ses acquisitions et ses déchargements à travers le port de Bejaia, sont à l’origine, ces derniers mois, de critiques insistantes pour des soupçons de corruption et de pénuries organisées impliquées dans la flambée des prix d’un produit fondamental pour les travaux publics et le bâtiment.

Salim Merabet

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