AOKAS : la rue impose la tenue du Café littéraire

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Pari réussi. Ils étaient des milliers à répondre à l’appel à la marche et à la conférence programmée suite à la violente répression de la semaine dernière. Des hommes et femmes de culture, des militants de partis politiques et députés, des syndicalistes, des militants associatifs et des droits de l’homme, mais aussi de nombreux citoyens venus braver l’interdit des autorités.

Tout au long de l’itinéraire de la marche, livres et banderoles à la main, tous déterminés, les nombreux marcheurs ont scandé des mots d’ordre hostiles au pouvoir « Assa, azeka, aqlagh da », « Non à la répression », « A bas la dictature, liberté d’expression ».

La paisible localité balnéaire d’Aokas ne s’attendait pas à une telle mobilisation citoyenne en cette journée caniculaire pour une manifestation de protestation. Pour un marchand de la localité, tout ému « il faut rendre hommage à ces nombreuses personnes qui continuent à lutter. J’ai l’habitude de voir des centaines d’estivants se rendre dans notre localité, mais je ne m’attendais pas à voir autant de personnes se mobiliser pour défier les autorités ».

Au terme de la marche, une déclaration a été lue par les organisateurs pour dénoncer la répression de la semaine passée et remercier les nombreux marcheurs qui se sont mobilisés.Sous un soleil de plomb, l’auteur et chroniqueur, Chawki Amari prend, en dernier, la parole pour saluer les présents dans une courte allocution et dire qu’il est content de retrouver les siens dans « un Café littéraire sous le signe de la résistance ».

Salima Skimani

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