BAC, SESSION SPÉCIALE : la mascarade a eu lieu

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Avec plus de 80% d’absence des candidats lors de l’examen de cette session spéciale du bac, le gouvernement algérien démontre encore une fois la légèreté par laquelle il prend en considération un secteur aussi stratégique que celui de l’éducation nationale.

Rappelons que la décision de l’organisation d’une session spéciale du baccalauréat a été prise sur « instruction » du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et annoncée par le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune le 23 juin dernier à l’Assemblée Populaire nationale (APN).

Une session qui se voulait comme une deuxième chance donnée aux candidats recalés pour cause de retard aux épreuves et qui a été généralisée à tous les absents. Le directeur de l’enseignement secondaire et technologique au ministre de l’éducation a indiqué, dans une déclaration à l’APS, que ce taux d’absence abyssale s’explique par les 94 000 candidats libres Sur les 104 036 candidats attendus. Un taux prévisible selon les spécialistes vu les 90 000 candidats libres déjà absents lors de la première session du baccalauréat.

Pour rappel, les syndicats autonomes qui ont fortement critiqué l’organisation d’une telle session avaient déjà mis en garde contre le risque d’un absentéisme record. Le syndicaliste Messaoud Amraouia, notamment, de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (UNPEF), a affirmé qu’«il n’est pas juste» que ces retardataires «ayant peu de considération pour cet examen», puissent bénéficier d’une session spéciale dans des meilleures conditions. Pour lui, ces candidats auront plus de temps pour réviser et moins de contraintes, les épreuves se déroulant dans un climat plus clément, loin des contraintes du ramadan.

Sachant enfin que cette session spéciale demande autant de moyens matériels et humains qu’une épreuve du baccalauréat classique, elle s’annonce comme un vrai scandale sur tous les plans et crée un dangereux précédent qui peut pousser les futurs candidats à demander chaque année une session spéciale au nom de l’égalité des chances dès qu’il y a échec dans un examen.

Ali Meziani

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