FILIÈRE CIMENT : corruption béton

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Une dépêche de l’APS datée du 13 juillet 2017, informe que  « depuis quelques jours, les prix du ciment ont sensiblement baissé au niveau des différents points de vente à travers le territoire national, et ce, grâce aux récentes mesures prises par le ministre de l’Industrie et des Mines, Mahdjoub Bedda, à travers, notamment, la mise à la retraite de responsables de groupes publics. Ce qui a commencé à régler quelques problèmes de spéculation ».

Depuis près d’une année, la tension sur les prix du ciment fait rappeler l’époque des bons d’enlèvement de l’EDIMCO et, par là même, celle des SOUK EL FELLAH pour les moins jeunes. C’est d’autant plus vrai que les raisons de cette flambée, selon le nouveau ministre Bedda, sont à chercher dans « le comportement de responsables véreux » qu’il fallait mettre en retraite (!!!). Il ne manquait plus que de dire que ces fameux spéculateurs nichés dans des postes de responsabilités « ont été débusqués grâce à la vigilance des citoyens » pour restituer tout le décor des années 70. Cette dépêche de l’Agence officielle a, en tout cas, tous les ingrédients de l’époque. La dépêche nous apprend même que le vigilant ministre a mis en place un groupe de travail (une commission) qui « aura à définir avec exactitude les problèmes de cette filière ».

Voici le contenu d’une autre dépêche de la même APS datée du 19 avril 2017 :  « un excédent de production de ciment sera enregistré d’ici la fin de l’année en cours, a affirmé mardi à Constantine le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslem Bouchouareb ». La production de ciment « atteindra 30 millions de tonnes à la fin de l’année en cours » à la faveur de multiples investissements entrés en exploitation, a indiqué le ministre, soulignant que « l’Algérie enregistre aujourd’hui une autosuffisance en matière de production de ciment ».

Mieux, le fil de notre agence nationale en date du 15 juin 2017 titrait «  Lafarge-Algérie entamera ses exportations le premier trimestre 2018 ». On peut lire alors qu’ « en Algérie, il va y avoir un excèdent de 10 millions de tonnes/an de ciment à l’horizon 2020. Il y a un consensus autour de ce chiffre et vu les capacités qui sont en train d’être installées, on se prépare déjà à exporter nos excédents », a précisé M. Dubois, expliquant que son groupe envisage, dans une première phase, d’exporter 50.000 tonnes de ciment dès le premier trimestre 2018 vers les pays de l’Afrique de l’Ouest. ».

Fait annexe, il y a un an et demi, Ali Haddad a acquis les plus grands entrepôts du port de Béjaia pour une modique somme. Ces espaces servaient à stocker de grandes quantités de ciment importé. Comme par hasard, c’est à partir de cette période que le prix du quintal de ciment a flambé en Kabylie. On sait que Haddad et Bouchouareb ont longtemps été deux éléments de ce que l’on a appelé la bande des quatre…Et que les deux compères figurent, désormais, avec Sellal  sur la liste des acteurs dont il faut contrôler au plus près les affaires. Décidément, dès qu’il y a spéculation, abus ou corruption, le port de Béjaia n’est jamais très loin.

Rabah Said

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