Sellal, Haddad, Bouchouareb dans le collimateur

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Ali Haddad qui se vantait de déterminer les allocations budgétaires des marchés publics est de plus en plus isolé. Le FCE, toujours disponible pour soutenir l’exécutif, a brillé par son silence lors de la présentation du plan d’action du nouveau gouvernement. Dans cette descente aux enfers, Sellal tente vaille que vaille de montrer patte blanche. Il se répand sur sa page Facebook en louanges au chef de l’Etat dont il salue les vertus morales et politiques. Le message ne semble pas suffire pour lui épargner la disgrâce et les gorges profondes des nouveaux promus susurrent que les biens de son fils vont être passés au peigne fin.

L’ancien ministre de l’industrie, Abdeslam Bouchouareb, a été débarqué sans ménagement. Sa gestion est sévèrement remise en cause par son successeur. Accompagnant la critique, le prudent Ouyahia n’a pas manqué de signaler que Bouchouareb, son ancien chef de cabinet et néanmoins ministre issu de son propre parti, a gaspillé 70 milliards de dinars dans de fumeuses stratégies.

La raison de ce délestage collectif relève du crime d’ambition. Sellal, discrètement soutenu par ses deux amis, entamait auprès des principaux partenaires de l’Algérie, notamment français, sa promotion en vue de la succession au trône.

A noter que Lamamra a été également victime des mêmes suspicions. Sa crédibilité internationale, les commentaires élogieux qu’il suscitait au sein de l’Union européenne mais, surtout, la qualité de l’accueil reçu récemment à Washington où il avait exercé en tant qu’ambassadeur ont été fatals au désormais ex ministre des affaires étrangères. Bouteflika qui n’a pas digéré le fait de n’avoir jamais été reçu à la Maison blanche en quatre mandats, période pendant laquelle se sont succédés trois présidents américains, a mal vécu le cérémonial réservé à son ministre.

Longtemps niée, la crise s’invite désormais dans le discours officiel et impose ses décisions aux couches les plus vulnérables.

Le bouc émissaire est tout trouvé en la gestion de Sellal.

Akli Rahmoune

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