SIDI SAID, gardien intéressé de l’argent des travailleurs

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Sidi Said, SG de l’UGTA, s’est effacé de la scène depuis longtemps. Seule une urgence pouvait le projeter dans la lumière en cette période caniculaire.

En effet, il vient au secours de son ami Tchoulak, responsable de la Fédération des Postes et Télécommunications, déjà accusé du détournement de l’argent des ouvres sociales. Il faut savoir que cette Fédération sur laquelle règne Mohamed Tchoulak depuis 1991 gère l’argent des 45 000 travailleurs affiliés. Une commission d’enquête suivie du passage de l’IGF a décelé un transfert illégal vers…un compte de la mutuelle dont il est le président. Ces jeux d’écriture où se croisent les transferts et les placements occultes ont fait la fortune de responsables inamovibles.

Comme à l’accoutumée quand il faut imposer une décision douteuse, Sidi Said rameute les troupes par bus venus de plusieurs wilayate du pays avec prise en charge totale pour faire sa démonstration de force, demain 12 juillet, au siège de la centrale syndicale… Le motif officiel est que la tutelle ne veut pas « ouvrir le dialogue sur les problèmes des travailleurs (permanisations, avancements internes…) ». Et pour cause, augmenter les travailleurs alors que la comptabilité démontre une gestion où des milliards partent en fumée demande au minimum un contrôle préalable. Or, c’est justement de ce contrôle dont ne veulent pas entendre parler les deux compères.

Bon à savoir : Tchoulak Mohamed, président de la mutuelle des travailleurs des postes et télécommunications a été poursuivi pour corruption, trafic d’influence et perception d’avantages, dans l’affaire Khalifa. Tout comme un certain …Sidi Said pour le transfert de l’argent de la caisse des retraites vers Khalifa Bank. A propos des nombreux cadeaux reçus de Khalifa, Tchoulak avait répondu au procureur général qui l’interrogeait lors du procès: «Même le Prophète ne refusait pas les cadeaux !» Le problème est que vous n’êtes pas prophète, lui avait fait observer un assistant.

Pour rappel, Sidi Said est, aussi, à la tête de l’UGTA depuis vingt ans. Son bilan est sans appel : Effondrement des effectifs et les nombreuses Unions locales, jadis combatives végètent aux mains de bureaucrates qui ont souvent eu affaire avec la justice quand elles ne sont pas tout simplement fermées. Malgré cette sévère régression, dans toutes les grandes entreprises publiques, les œuvres sociales sont toujours gérées par ses proches. Les syndicats autonomes de l’éducation en connaissent un bout.

Rabah Said

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