Exposition au front du soldat Ouyahia : le retour aux fondamentaux est-il encore possible ?

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Décidément, dans sa majorité,  la classe politico-médiatique  post terrorisme est à l’image du système. D’aucuns ont vu et pensent voir toujours la nomination de Abdelmadjid Tebboune comme une option qui visait à instaurer une politique « conforme » à l’intérêt général. La facilité qui passe d’une analyse qui veut « qu’il n’y a rien à attendre d’un système moribond » à un emballement pour prétendre que Tebboune est porteur d’une option novatrice cachée quelque part dans les entrailles du système est sidérante.  Cette posture  qui consiste à prêter concours pour voir dans un jeu de chaises musicales, avec ses fausses notes, et « deviner » des changements de ligne politique dénote, au mieux, une inconsistance gravissime.  Croire que le régime peut se réformer au profit de « cet intérêt général » sans une mobilisation populaire, c’est donner raison au pouvoir qui clame tous les jours qu’il n’existe aucune alternative à sa perpétuation ou au chaos.

Par contre, les couacs dans les castings dénotent la difficulté grandissante que  les différents clans éprouvent pour présenter une vitrine gouvernementale au moment où il faudra fatalement chercher des sources financières (impôts, annulation de projets,  coupes budgétaires) sans prendre le risque d’embraser un front social déjà fragile avec la progression du chômage, l’inflation et bientôt la révision inévitable du régime des subventions.

Paradoxalement,  s’il y a lieu de tirer une conclusion de l’incident Haddad-Sidi Said versus Tebboune, ce n’est pas le fait que ce dernier ait prétendu vouloir s’attaquer à « l’oligarchie ». Il n’y a aucune armée au monde qui peut protéger un système politique injuste qui ne profite pas d’abord à  sa hiérarchie. Ceux qui focalisent sur cette notion  « d’oligarchie » alors que la plupart de ses membres sont des sous-traitants, souvent incultes,  dédouanent ( ou veulent dédouaner) un système bâti par l’armée et la police politique et qui a ruiné le pays.

La nouvelle « erreur » de l’APS qui donne Benagoun Messaoud pour ministre le temps d’une quarantaine de minutes indique que tous les coups sont permis dans cette guerre pour le contrôle de la succession. La restauration des fondamentaux, c’est-à-dire les principes qui constituent l’essence du système,  ne coule pas de source.

Rabah Saïd

 

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