FFS : une direction à la croisée des chemins

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Plusieurs formations politiques de l’opposition et de la majorité pour ne pas utiliser le vocable, en vérité plus juste, de partis du pouvoir comme, le FLN, le MPA, TAJ ou le RND semblent vivre des contestations au sein de leur collectif militant.

Ces perturbations qui font partie de la vie des structures organiques sont, plus ou moins, amplifiées dans un contexte où la part des réseaux sociaux prend de l’ampleur, doublée  d’un vide politique et d’une  culture ambiante devenue  essentiellement réceptive aux faits divers, tant le nivellement par le bas touche toutes les strates de la société. Circonstances propices à une telle agitation, les dernières élections législatives conçues comme un aboutissement d’une « carrière » par des apparatchiks ou des « aristocrates » du militantisme, elles ont précipité l’annonce de «  démissions » que leurs auteurs conçoivent  plus comme un geste d’auto-considération qu’un acte politique porteur d’un lendemain.

On l’aura compris, le propos n’est pas de s’appesantir sur le FLN, le MPA, le RND ou TAJ qui sont fondés sur l’allégeance au pouvoir du moment et dont l’autonomie est circonscrite aux luttes d’appareils pour se placer.

Mais dans toute cette mélasse, dont l’expression, encore une fois,  est plutôt conforme à un environnement social où les égos prennent le pas sur la construction d’un destin collectif avec le corollaire de l’action militante empreinte de sacrifices et de responsabilité, la crise que vit le FFS n’est, sans aucun doute, « pas classable » dans ce registre.

Les raisons sont simples. Le FFS, parti de feu Hocine Ait Ahmed n’est pas aux prises à des mécontentements périphériques. L’instabilité se décline par des mises à l’écart au nom du fait qu’un groupe s’est érigé en  « fidèles à la ligne originelle tracée par son fondateur ». Le récent limogeage/démission du premier secrétaire alors que son mandat statutaire ne prend fin qu’en mars 2018 est le résultat de son refus à  renoncer aux sanctions prises sous son autorité contre le fédéral de Tizi Ouzou. Mais il n’y pas que cela, aucun membre influent de ce parti ne veut prendre la succession à ce poste pour ne pas être ensuite désigné à la vindicte par ce groupe qui semble prendre en otage  les destinées du parti.

Le propos n’est pas de « rire ou de pleurer »  de la situation de cette formation politique qui a structuré de nombreuses luttes. Il appartient à ses militants de regagner l’autonomie sans laquelle tout combat pour aider le peuple algérien est vain.

Rabah Said

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