IFRI: Une célébration du 20 août en hommage aux pères fondateurs.

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Ce sont des milliers de citoyens venus des quatre coins d’Algérie pour se recueillir en cette journée du 20 Août au pittoresque village ô combien symbolique d’Ifri Ouzellagen, lieu de la tenue du congrès de la Soummam, véritable ossature de la guerre de libération nationale.

Très tôt, des centaines de véhicules étaient amassées sur la petite route  qui mène vers le petit hameau. Le cortège du wali accompagné d’une dizaine de véhicules, sirènes hurlantes se fraie un passage pour aller déposer une gerbe de fleurs sur le monument aux morts (alors que les citoyens étaient interdits d’accès) au nom d’un gouvernement absent et au nom du chef de l’État qui a préféré adressé un message à la nation à partir de…..Tlemcen. La gerbe déposée (10 minutes chrono), la délégation officielle reprit la route vers Bejaia et les bureaux climatisés.

La population, la société civile, les anciens de l’ANP, les militants des partis politiques (RCD, FFS) prirent possession des lieux. Une véritable procession humaine qui s’allongeait sur plusieurs kilomètres allait s’accaparer les lieux pour leur rendre leur vocation populaire.

Des fleurs par milliers, des youyous, des hauts parleurs qui diffusaient l’hymne national en continu et des enfants, yeux écarquillés, qui se baladaient au milieu des pèlerins.

Une imposante file de femmes (veuves et filles de chahids) fait son apparition avec des chants anciens de Kabylie, où elles rendaient hommage aux valeureux martyrs. Rencontrée sur Place Nna Louisa, jeune veuve en 1958, émue, la larme à l’œil nous déclara :   « Nous ne céderons pas à cette politique de l’oubli. Nul doute que ces hommages sont les plus beaux, car ils émanent des enfants du peuple et ils se poursuivront bien au-delà de notre existence. C’est dire si le choix de ce lieu est le symbole même de la résistance de tout un pays contre la spoliation programmée de nos mémoires. Quel autre hommage aurait été à la hauteur de ces braves qui avaient sacrifié leur jeunesse et leur vie pour bâtir une révolution émancipatrice, que de voir ces personnes de tout âge se souvenir d’eux ?! »

A 13 heures nous quittâmes difficilement les lieux, tant les gens arrivaient encore et se dirigeaint tous vers Ifri.

Kassa Aïdli

 

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