Soufiane Djillali : Il faut sauver le soldat Tebboune.

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Dans un article publié le 29 juillet passé, Ameslay avait attiré l’attention sur le positionnement incohérent de Soufiane Djillali quant à l’épisode estival concernant Tebboune. Voici que Jil Jadid récidive via un communiqué de « dénonciation-soutien ».

En effet, hier, ce parti s’était fendu d’une déclaration qui mérite d’être décortiquée et lue à son vrai sens. Cette formation nous dit qu’Abdelmadjid Tebboune serait victime d’un « coup d’État rampant » tout en affirmant qu’il y a « vacance du pouvoir ».

Dans ce même communiqué, Soufiane Djillali demande l’application de l’article 102 de la constitution (ex 88) qui dit que le chef de l’État doit être destitué pour raisons de santé. Mais est-ce vraiment la solution ?

Destituer Bouteflika : le président du sénat prendra l’intérim, en compagnie du gouvernement, de son ministère de l’intérieur, du conseil constitutionnel et de la même administration vassale du système. Ils organiseront une autre élection présidentielle dans les deux mois. Le régime est toujours là, on ne fait que lui donner une nouvelle vitrine. Qu’en est-il de la proposition faite par le RCD et à laquelle Jil Jadid comme d’autres partis avaient adhéré ? À savoir l’exigence de la création d’une commission indépendante (du système) pour la gestion des élections, formée de personnalités nationales sur lesquelles les acteurs politiques se seraient mis d’accord. Pourquoi ce revirement ?

Soufiane Djillali dans cette sortie, prend clairement position pour le premier ministre en exercice. Tebboune est aux dernières nouvelles toujours premier ministre, faisant partie du même système que Jil Jadid voulait voir changer en intégrant la CLTD (coordination pour les libertés et la transition démocratique).

Pour rappel, Soufiane Djillali avait échoué à récolter les 75000 signatures qui lui auraient permis de briguer la candidature suprême en 2014, en 2017, il traite les partis d’opposition ayant participé aux législatives de « traîtres » et dans la même année, en soutenant une frange clanique du pouvoir contre une autre, il lance des appels du pied pour être réintégré dans ce même système via les élections locales à venir.

Pas très subtile comme démarche, n’empêche qu’il peut bénéficier des « largesses » électorales de ce même système, si le cheval sur lequel il mise sa chemise gagne la course. Une cooptation serait moins contraignante pour Soufiane Djillali qu’une élection libre.

En définitive, la décantation se fera rapidement et les jeux d’alliances seront visibles dans les toutes prochaines semaines, en attendant, Tebboune profite de ses vacances sur la cote d’Azur.

Mohamed Bendris

 

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