Tourisme : les vacances d’Abdelmadjid Tebboune

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Pendant que le tourisme en Algérie est relégué à la 22ème place des préoccupations gouvernementales, Abdelmadjid Tebboune a choisi de passer ses vacances sur Côte D’Azur dans le sud de la France.

 En pleine période caniculaire, où les pénuries d’eau et les feux de forets font des ravages, les coupures de routes à répétition, les pannes électriques et les délestages se comptabilisent en heures et non en minutes en Algérie, M. Tebboune choisit d’aller sur la Riviera pour « décompresser » et se prendre des bains de soleil à défaut de bains de foules.

Par ce choix très significatif, le premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, avoue qu’il n’y a, tout simplement pas de tourisme en Algérie et, ceci, malgré les richesses naturelles immenses que contient notre pays mais qui restent malheureusement mal exploitées ou pas du tout par les responsables qui continuent à négliger ce secteur qui pourrait pourtant rapporter gros pour l’économie nationale.

Pour justifier cette sortie censée restée secrète, le premier ministère a rendu public un bref communiqué dans lequel il est dit : « Durant son escale à Paris, le premier ministre, Abdelmadjid Tebboune a été convié par son homologue français, Édouard Philippe, à une rencontre informelle à l’hôtel Matignon ». Une rencontre privée suite à des vacances privées. A quoi sert dans ce cas ce communiqué si ce n’est pour dire que M Tebboune est un personnage « important » et puisqu’il s’est fait recevoir par son homologue français ?! Une façon de redorer un blason bien ternie par le humiliations subies au cimetière d’El Alia le jour de l’enterrement de feu Reda Malek. Et ça apporte quoi à l’Algérie, cette rencontre à Paris ?

Coïncidence des calendriers ou agenda programmé ?

Une source proche du Forum des Chefs d’Entreprises (FCE) avait déjà annoncé le déplacement en France de son président  Ali Haddad, deux jours avant la tenue de la réunion de préparation de la tripartite et ce pour rencontrer ses « amis » qui pourraient intervenir en sa faveur pour « stopper » les hostilités à son égard lancées par Tebboune.

On se souvient de l’expulsion de Haddad et de Sidi Said de l’École Supérieure de la Sécurité Sociale le 15 juillet dernier demandée par le premier minsitre lors de sa visite et les mises en demeure adressée à l’entreprise ETRHB, fleuron du groupe Haddad.

Hasard ou non des calendriers, M. Haddad se trouve à Paris au même moment où Abdelmadjid Tebboune est reçu en catimini par Édouard Philippe, chef du gouvernement français.

Il y a longtemps que l’on compris que le tourisme en Algérie est le cadet des soucis de nos gouvernants. Pire, à l’instar de l’école, il serait en voie d’être abandonné aux salafistes.

Samira Boukadir

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