EDUCATION NATIONALE: Le secteur sinistré.

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L’éducation, volet abandonné à la doctrine islamiste par les différents gouvernements depuis l’indépendance, ne connaîtra pas de nouveauté ni de sursaut qualitatif dans le plan d’action du gouvernement Ouyahia.

En effet, dans l’introduction de ce plan, on relève les « progrès impressionnants » faits par ce secteur entre les années 2000 à 2017 ou, autrement dit, depuis l’arrivée de Bouteflika à la tête de l’Etat.

Revenons sur quelques paragraphes de ce document qui relatent des objectifs que ce gouvernement dit être « impressionnants »

« S’agissant de l’amélioration des performances pédagogiques, les priorités hiérarchisées par la démarche gouvernementale, porteront sur l’amélioration de la qualité de l’apprentissage avec un recentrage stratégique sur le cycle primaire, la concentration sur les langages fondamentaux, à savoir la langue arabe, les mathématiques et les langues étrangères », lit-on dans ce plan d’action.

« Langages fondamentaux », voilà un concept qui évacue savamment la langue amazighe du cycle d’enseignement, bien que cette dernière soit constitutionnalisée et qu’au même titre que la langue arabe, elle est nationale et officielle, mais apparemment, le département de Benghebrit, ou bien n’est pas concerné par la constitution, ou bien, il pense que Tamazight est une langue étrangère. Dans les deux cas, cette approche dévoile un tabou historique remontant au premiers spasmes du mouvement national.

D’un autre coté, dans ce même plan qui sera incessamment soumis au parlement pour « approbation », on découvre les priorités données à ce secteur par ceux qui se revendiquent du fantomatique « programme du président ».

« Les priorités hiérarchisées par le plan du Gouvernement, s’appuieront également sur la poursuite de la généralisation progressive de l’enseignement préscolaire……..  le développement des enseignements sportifs et culturels et le développement chez les élèves, du sens de la citoyenneté avec le concours de l’Éducation islamique et l’Éducation civique. »

Dans le même paragraphe, on retrouve des contradictions notables. On parle tantôt de citoyenneté avec tout ce que ça sous-entend d’ouverture, de diversité et de respect de la foi des minorités et tantôt on parle  d’une éducation religieuse inclusive.

Quant à l’enseignement culturel abordé, on se doute bien qu’il sera plutôt inspiré des manuels scolaires du Moyen-Orient que de la sphère géographique naturelle dont fait partie l’Algérie.

Ce n’est pas Ouyahia, terrifié à l’idée de se voir rappelé son lieu de naissance, qui osera remettre les pendules à l’heure, lui qui revendique la généralisation de l’arabe comme action majeure de son magistère, action dont il a naturellement prémuni son fils. Comme d’ailleurs la plupart des dirigeants.

Rien de nouveau donc sous le soleil depuis la fameuse sentence de feu le président Boudiaf:  » l’école algérienne est sinistrée » et elle continue de l’être. Nos enfants sont otages des luttes idéologiques d’arrière garde dont nos voisins se sont émancipés depuis plusieurs années.

Kassa Aïdli

 

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