OUYAHIA: l’hôpital qui se moque de la charité.

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Le premier ministre, Ahmed Ouyahia,  n’y va pas de main morte pour asséner sa propagande.

Au lendemain de la rencontre pour laquelle il a convoqué, au palais du gouvernement,  les partis soutenant le chimérique programme du chef de l’Etat, Ouyahia avance dans une conférence de presse une série d’assertions plus farfelues les unes que les autres.

Abondant d’une longue flagornerie messianique, le premier ministre se drape du rôle du « parfait » serviteur du clan en déclarant : « l’Algérie jouit aujourd’hui d’une liberté d’expression rare et évolue en tant que pays en développement avec ses difficultés et ses succès sous la conduite du Président Abdelaziz Bouteflika………la politique éclairée tracée par le Chef de l’État a permis de trouver une sortie à l’impasse financière qu’a connue le pays et partant, poursuivre le processus de développement et préserver la politique sociale, la justice sociale et la solidarité nationale ».

Liberté d’expression rare! Eh oui, c’est Ouyahia qui parle de liberté d’expression en Algérie!!

Pinces moi je rêve peut être ! Car depuis l’avènement de l’ère Bouteflika que ce serviteur a accompagné avec zèle, il faudra plutôt parler de « liberté de censure et de répression » pour tous les gens de la secte présidentielle.

Les exemples sont légion dans toute la vie publique du pays.

Le quotidien « Le Matin » suspendu arbitrairement;

L’émission satyrique « Nass Estah » de la chaîne TV KBC, suspendue arbitrairement;

Slimane Bouhafs, emprisonné pour délit de « culte » arbitrairement;

La télévision Atlas fermée arbitrairement,

Les manifestants qui militent pour l’application de l’article 102 de la constitution, sont embarqués par la police arbitrairement;

Les cadres de partis politiques harcelés et emprisonnés arbitrairement, à l’image de Nacereddine Hadjadj, Secrétaire national du RCD et ex maire de Béraine, destitué totu aussi arbitreairement;

Des demandes de réservation de salles pour des activités publiques que l’administration refuse arbitrairement ; dans cette catégorie, le refus d’octroi de salle pour la tenue du congrès ordinaire du RCD  est le must sous le subterfuge de la « non-disponibilité » des salles.

Mais Ouyahia, en archétype du valet du Roi, a pour devise « plus c’est gros, mieux ça passe », il ne s’arrête pas en si bon chemin. Véritable fétichiste de la rareté, il assène : « l’Algérie est l’un des rares pays dans le monde dont le parlement est composé de 35 partis politiques« . Il aurait pu aussi ajouté que c’est un des rares pays à s’être payé un  » bébé à moustache  » qui a raflé la majorité aux législatives et aux locales.

Voila donc arrivé le moment de cueillir les dividendes de la pollution volontaire de la sphère politique. En 2012, afin de noyer les partis de l’opposition dans une série de sigles derrières lesquels, pour la plupart, se cachent des commis du système, le régime a recouru à la création de micro-partis.

Non monsieur Ouyahia l’Algérie ne peut avoir « des institutions élues représentatives et crédibles » tant qu’elle a un fichier électoral national, où il y a toujours  plus de 4 millions de fausses inscriptions, où des morts votent toujours, où les membres des corps constitués, notamment le personnel de l’armée bénéficie de la double, de la triple, voire de la quadruple inscription dans ce même fichier. Plus simplement, désormais aucune élection n’est crédible tant que le pouvoir que vous représentez ne consent pas à laisser l’organisation des consultations populaires à un organe indépendant admis par tous. Ceci est inéluctable. « Ddaw webrid, Nnig webrid, Laqrar-is d abrid » aken yeqqar Said Sadi.

Dans un de ses rares moment de lucidité, Bouteflika a avoué que  » depuis l’indépendance l’Algérie n’a connu que des élections à la Naegelin ».

 

Réda Boudraa

 

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

%d blogueurs aiment cette page :