Ouyahia en pompier à l’APN à la « recherche d’un sursis »

Ouyahia

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Par : Salim Merabet

Le plan d’action du gouvernement a été présenté aujourd’hui, dimanche 17 septembre, par le premier ministre Ahmed Ouyahia devant les députés. Pendant plus d’une heure et demie, le premier ministre s’est attelé à un exercice de dédramatisation de la situation politique du pays, même s’il concède, parfois, que cette dernière est alarmante.

En effet, partant d’un constat global de « la faillite financière » en ce que le Fonds de régulation des recettes (FRR) est complètement épuisé et que les réserves en devises s’amenuisent fortement, il s’attelle laborieusement à exposer ses recettes «  miracles » sans trop convaincre. Pour rallier ses troupes, il ressort son bréviaire culpabilisant contre l’opposition qu’il accuse de vouloir installer « l’instabilité et le chaos ». Il continue plus loin par faire allusion à la même opposition  en l’accusant d’user de la cause identitaire comme fonds de commerce et d’ajouter qu’il faut s’attendre aux  « perturbations des marchands de la politique ».

Dans son entreprise de dé-diabolisation de sa recette phare consistant au recours au « financement non conventionnel » ( qu’il refuse d’appeler le recours à la planche à billet ), Ouyahia déclare que  « Face à cette crise financière venue de l’extérieur, le gouvernement a décidé de recourir au financement non conventionnel interne comme l’ont fait d’autres pays, développés, à la suite de la crise financière mondiale, il y a quelques années ». Sauf que ce dernier évite d’avouer que les économies des pays développés sont totalement différentes de l’économie rentière adoptée par les gouvernants.

Pour de nombreux députés rencontrés au sein de l’hémicycle, le plan d’action d’Ouyahia est porteur de réels inquiétudes sur le devenir de la Nation. Fetta Sadat, députée du RCD pour la wilaya d’Alger, assène : « le recours aux financements non conventionnels constitue une véritable fuite en avant de la part d’un exécutif qui a été l’artisan de la dilapidation des biens de l’Etat en  se basant sur l’économie de la rente », avant d’ajouter que « ce procédé est loin de sortir l’Algérie de la crise multidimensionnelle dont elle souffre » et de déplorer qu’ « au lieu de faire son mea-culpa, à défaut de rendre des comptes au peuple algérien, l’exécutif se complaît dans le constat, les vaines promesses et les vœux pieux » . Pour elle, « l’exécutif cherche un sursis ».

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

%d blogueurs aiment cette page :