Plan d’action du gouvernement : des faux dinars à gogo

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Par Rabah Said
L’amendement de l’ordonnance du 26 aout 2003 relative à la monnaie et le crédit qui consiste à faire sauter le verrou qui interdit à la Banque d’Algérie de financer à hauteur de plus de 10% le déficit du Trésor a été présenté par le ministre des Finances, Abderahmane Raouya à la commission des finances de l’Assemblée, ce mardi 26 septembre 2017.
L’exposé des motifs du Ministre n’a été qu’un exercice de plus pour noircir la situation financière du pays. Seule nouveauté, il a reconnu que la crise financière n’est pas simplement liée à la chute des prix des hydrocarbures mais aussi pour des causes internes. Ce qui a ouvert la voie aux députés y compris du FLN et du RND pour dire que le recours à la planche à billets est une solution de facilité qui pourra nous coûter cher avant d’énumérer les sources d’argent pérennes comme l’élargissement de l’assiette d’impôts, la modernisation et la transparence dans les recouvrements ou la lutte sérieuse contre la corruption. Par contre, le représentant de l’exécutif n’a répondu à aucune préoccupation des présents qui lui ont demandé de présenter des instruments qui pourraient encadrer ce dispositif de création monétaire sans contrepartie économique. A titre d’exemple, le représentant du RCD dans cette commission a d’abord rappelé que son parti est contre la nature de l’amendement proposé ; le Rassemblement est pour l’indépendance de la Banque d’Algérie avec mandat pour le gouvernement pour une période de six années (plus que le président de la république). Néanmoins il a estimé que le parlement ne doit pas donner un mandat de cinq ans pour l’exécutif sur une question aussi sensible. Pour cela il a proposé que le texte inclut trois amendements. Le premier est de remplacer la période cinq ans par une année renouvelable par le parlement après présentation d’un bilan, le deuxième est de demander un plafonnement annuel de l’émission de monnaie et le troisième de définir les dépenses éligibles à ce mode de financement.
En vain, le ministre, visiblement instruit de n’accepter aucune modification s’est contenté, comme sur plusieurs autres questions, de dire qu’il va transmettre à ses collègues du gouvernement « les préoccupations de la commission.» Il semble bien que le pouvoir a décidé de faire couler à flots des dinars pour alimenter les clientèles et maintenir une paix sociale factice. Le gouvernement Ouyahia est chargé d’exécuter cet énième impair contre le pays.

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