« RÉFORMES » OUYAHIA : l’option « planche à billet » est retenue

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Ameslay a appris de sources crédibles et concordantes que la décision de faire tourner la planche à billet est formellement retenue par le gouvernement Ouyahia. Cela se traduira, à court terme, par une perte du pouvoir d’achat encore plus sévère que celle qui frappe déjà de plein fouet les couches sociales les plus vulnérables représentant depuis plusieurs années la grande majorité de la population algérienne.

L’idée est de disposer de plus de monnaie pour renflouer le Trésor et faire face aux emprunts obligataires, quitte à hypothéquer des actifs détenus par l’Etat dans les principales entreprises publiques comme Sonatrach ou Sonelgaz.

On se doutait un peu que de la part d’un régime qui veut coûte que coûte gérer son agonie jusqu’à 2019, la tentation des méthodes les plus faciles allait prévaloir. Quand bien même ce sparadrap sur une jambe de bois générerait-il, à moyen terme, des problèmes autrement plus graves que ceux qu’on assure vouloir réduire aujourd’hui.

Le recours à l’endettement extérieur est rejeté autant pour des raisons dogmatiques que des considérations techniques; l’afflux d’argent frais ne garantit pas une relance économique dans un système qui a été incapable de procéder à des réformes structurelles dans une période où le matelas financier du pays avait conduit à des placements de surplus considérables auprès des organismes extérieurs.  

L’inflation qui s’annonce ne manquera pas de grever les budgets des familles déjà fortement affectés par une dépréciation continue du dinar qui alimente l’informel et une double parité qui fausse toute évaluation ou concurrence commerciales sérieuses.

Les tensions sociales de plus en plus vives qui secouent le pays après les délestages de l’électricité, les coupures d’eau, l’incapacité à collecter les déchets ménagers ou la cherté des médicaments quand ils sont disponibles vont bien évidemment exacerber la colère populaire qui s’exprime partout sous forme d’émeutes quotidiennes, de mouvements sociaux dans les entreprises ou de recherche de fuite du pays par tous les moyens.      

Face à une situation qui exige une mise à plat totale et urgente de concepts et approches politiques obsolètes, on cherche à gagner du temps en exposant deux à trois fois par an, et pour quelques minutes, une momie présidentielle.

Rabah Lounis.

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