RND: 5O élus locaux condamnés par la justice selon le parti d’Ouyahia

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Recruter dans les meutes des déçus ou exclus des autres partis ( les plus durs disent les poubelles des partis ) se paie cher. Le Rassemblement national démocratique (RND) de Ahmed Ouyahia a avoué dans l’introduction de son programme pour les élections locales du 23 novembre prochain que près de 200 de ses élus durant le mandat écoulé ont été poursuivis en justice. Une cinquantaine d’entre eux ont été condamnés selon la même source. Cependant, le RND ne précise pas le nombre de procédures qui ne sont pas arrivées à terme ou de jugements n’ayant pas encore été rendus. Même si le RND n’a pas donné le nombre de présidents d’APC de son parti ayant été condamnés, on peut aisément deviner que la majorité des mis en causes se recrutent essentiellement parmi ses élus ayant occupés des fonctions exécutives au sein des assemblées locales.

Le nombre de poursuites à l’encontre de ses élus rapportés dans son site internet est énorme. Il renseigne surtout sur l’incapacité de ce parti à présenter des candidats à même de travailler pour l’intérêt général. En effet, les motifs des poursuites judiciaires contre les élus locaux en Algérie sont, essentiellement, la corruption, le détournement de deniers ou de fonds publics, le trafic d’influence, la passation frauduleuse de marchés publics, l’attribution frauduleuse de foncier, les prises d’intérêts illégales…

Depuis sa création en 1997, le RND était connu pour compter en son sein plusieurs cadres et autres élus ayant eu maille avec la justice. Les scandales à répétition dans lesquels étaient mêlés les élus locaux du RND durant les différents mandats font encore dire aux citoyens :  » se présenter sur les lites RND pour se servir et non servir « . Certains condamnés ont souvent été reconduits par le passé sur leurs listes électorales. La presse nationale a fait dernièrement état de la reconduction comme tête de liste RND d’un maire, actuellement, soumis à contrôle judiciaire dans plusieurs affaires au niveau d’une commune de la capitale Alger. Le candidat le plus « problématique » étant l’assassin d’Ali Mecili qui s’est porté tête de liste dans la commune d’Ait maouchee  ne s’est retiré que sur insistance de son entourage.

Nihad Merzouk

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