Une femme présidente quitte, conformément à la constitution, le pouvoir en Afrique !

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Le Libéria est un Etat relativement ancien, construit de toutes pièces par les Américains, à travers l’« American Colonization Society » en 1847. Des esclaves noirs libérés y ont été installés mais entrent en conflit rapidement avec les autochtones. Cette situation artificielle engendra des conflits interminables qui continuent à ce jour encore à peser indirectement mais lourdement sur les équilibres du Libéria qui demeure un pays très pauvre, malgré les richesses de son sous sol.

Les guerres, la corruption, les épidémies (Ebola), les mauvaises gouvernances… rythment la vie du Libéria.

En 2006 cependant, une femme est élue présidente ! Elle suscita beaucoup d’espoir. Elle est réélue en 2012 pour un 2ème mandat. Des petites victoires sont à son actif même si, de l’avis de beaucoup d’observateurs, cela demeure très insuffisant.

En 2018, une autre élection aura lieu. Et la présidente actuelle, Mme Ellen Johnson Sirleaf, ne pourra pas se représenter puisque la constitution du Libéria limite les mandats présidentiels à deux. La seule femme présidente en Afrique n’a pas essayé de modifier la loi suprême de son pays, pour rester à vie au pouvoir. Elle respecte les règles du jeu du Libéria et donne ainsi une double leçon à tous ces vieux despotes, dont Bouteflika et Mugabe sont les caricatures,  qui refusent obstinément de quitter « leur trône » et à n’importe quel prix.

La présidente, Mme Ellen Johnson Sirleaf, quitte le pouvoir, sans s’y accrocher jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Et si la double leçon nous venait d’Afrique subsaharienne !

Rabah Kacimi

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