Ouyahia en allié du MAK veut embraser la Kabylie

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Selon une source très proche du gouvernement Ouyahia, nous venons d’apprendre que le premier ministre a instruit les walis affectés dans les wilayas de la région Kabylie à l’effet de procéder au rejet systématique, par simple arrêté, et sans aucune décision de justice, de toute candidature, aux élections locales du 23 novembre prochain, suspectée d’appartenance au mouvement séparatiste MAK. Etant lui-même issu de la Kabylie, et connaissant parfaitement bien la réaction citoyenne dans cette région insoumise et frondeuse, Ouyahia, toujours selon notre source,  vise, à travers cette démarche, à renforcer le mouvement extrémiste de Ferhat Mhenni et à embraser la Kabylie alors que nous sommes à une année de l’élection du premier magistrat du pays. Le but final est bien évidement de pouvoir mieux vendre ses capacités de kabyle de service, prêt à rejouer le rôle qu’il a assuré lors des tragiques évènements de 2001 qui ont endeuillé la région, et de se placer, par conséquent, comme le joker et le candidat du pouvoir, capable de « rétablir le calme », en perspective de cette élection présidentielle qui interviendra en 2019.

Après vérification au niveau des services de la réglementation des wilayas concernées, nous avons pu constater qu’effectivement plusieurs rejets ont été notifiés aux partis politiques engagés dans la bataille électorale des locales prochaines, et ce, sur simples décisions du wali, basées sur des suspicions et/ou supputations, en violation de toutes les lois de la République. Les rejets en question ciblent essentiellement le FFS et le RCD, deux partis de la mouvance démocratique fortement ancrés en Kabylie. C’est ainsi que pas moins de 70 rejets ont été enregistrés dans les wilayas de Tizi Ouzou, Bejaia, Bouira, Bordj Bou Arreridj, Sétif et Boumerdes dont des candidatures d’élus et de maires encore en exercice.

Cette démarche d’Ouyahia coïncide « paradoxalement » avec les récentes déclarations de la sulfureuse députée, Naima Salhi, connue, dans l’opinion publique, pour être la protégée de la police politique algérienne, sur le chef du mouvement extrémiste Kabyle, allant jusqu’à le qualifier de terroriste. Cela participerait-il de cette stratégie globale de mise en valeur d’un MAK qui « menace » l’unité nationale et d’un premier ministre qui s’est déjà mis dans la peau du candidat à la présidentielle de 2019 ?

De toute manière, après avoir réussi à déguerpir l’ancien premier ministre, Tebboune, à travers un artifice, sur lequel nous reviendrons prochainement avec plus de détails, digne de Machiavel, Ouayahia est en passe de se placer petit à petit comme le candidat du régime.

Naouel Ameziane

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

%d blogueurs aiment cette page :