« Restructuration du gouvernement » : démenti aveu d’Ouyahia

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Ahmed Ouyahia vient de démentir des informations rapportées par Ameslay sur ses velléités d’opérer subrepticement une restructuration du gouvernement. Des sources crédibles ont révélé que depuis sa nomination à la tête du premier ministère, Ouyahia n’a eu de cesse de tenter d’imposer un réaménagement ministériel pour renforcer ses positions dans un gouvernement à majorité FLN. Les départements ciblés par ce dernier étaient, dans un premier temps, le commerce, le tourisme et même, dans un second temps les finances, le département de l’industrie et des mines étant déjà occupé par Youcef Yousfi, ministre du RND.

Ameslay a déjà rapporté l’information quant au changement projeté à la tête du ministère du commerce à travers l’intégration d’Amara Benyounes, soutien ostentatoire de Bouteflika mais affidé d’Ouyahia. Ce dernier avait renoué, en effet, avec ses slogans élogieux à l’endroit du chef de l’Etat pour faciliter sa cinquième réintégration dans le gouvernement. Il s’est même vanté d’être un spécialiste de la question de l’inflation en déclarant dans sa dernière conférence de presse être l’auteur de l’une des deux uniques thèses soutenues sur ce sujet à la Sorbonne. L’information avait circulé avec insistance dans les premiers cercles du pouvoir avant que l’activiste Boumala qui a revisité le listing des thèses soutenues dans la prestigieuse université parisienne ne vienne la démentir, le nom de Benyounes ne figurant nulle part.

Ce démenti d’Ouyahia, relayé par l’agence de presse service officielle APS, interpelle autant par son ton que par son auteur. En effet, les remaniements ministériels ont toujours relevé, dans notre pays, de l’initiative exclusive du président de la république. Chacun sait qu’en Algérie les ministres sont informés de leur nomination et de leur limogeage par un simple appel téléphonique.

La précipitation d’Ouyahia à se dédouaner de la volonté de constituer un clan gouvernemental à sa dévotion sonne plus comme une sommation venue de la présidence lui enjoignant de renier ce qui fut une vraie tentation, quitte à devoir se déjuger publiquement.

Nihad Merzouk

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