Rejet des candidatures : Bedoui sur les traces de la Stasi

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Le ministre de l’intérieur et des collectivités locales a confirmé, dans la journée d’hier, en marge du lancement de l’année scolaire de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA), avoir instruit son administration pour rejeter la candidature, aux élections locales du 23 novembre prochain, de toute personne fichée par les services de sécurité pour des raisons qu’eux seuls connaissent. Mieux, il défie les partis politiques qui se sentiraient lésés de recourir à la justice. Nordine Bedoui, par cet acte, vient de revendiquer les abus de son administration et de faire siennes les anciennes méthodes de la Stasi, police politique de la République Démocratique Allemande, qui consistaient à ficher tous les opposants.

En effet, des rejets, qui rappelons le, ont touché les partis de l’opposition, ont été notifiés, puis confirmés par la justice, visiblement instruite à cet effet, par l’administration Bedoui au niveau de plusieurs wilayas du pays. Ces rejets basés sur de simples suspicions et/ou supputations de la police constituent une dérive grave qui ouvre la voie à tous les abus et qui peut, pourquoi pas, augurer du retour du temps des exécutions sommaires des opposants.

Par ailleurs, une exception a été faite à la tête de la liste indépendante de la commune d’Akbil de la Wilaya de Tizi Ouzou, maire actuel et protégé de Nordine Ait Hamouda. Après avoir été éliminé, sur décision du wali, au motif d’appartenance au mouvement séparatiste MAK, le premier responsable de la wilaya a dû rétropédaler et annuler sa décision initiale suite à l’intervention du député élu par les voix des gendarmes et des corps constitués et désormais affidé assumé d’Ouyahia. D’après une source du cabinet du wali, M. Ait Hamouda a rassuré ce dernier en lui affirmant que son candidat ne faisait qu’un travail d’infiltration dans le mouvement de Ferhat Mehenni.

Salim Merouane

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