Vote de la loi de finances 2018

Les députés de la majorité demandent son report de son au lendemain des municipales

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La commission des finances de l’Assemblée nationale a élaboré un calendrier d’auditions et de débats autour du projet de loi de finances 2018. Dans cet agenda qui doit se conformer à des délais réglementaires, la date du 21 novembre a été retenue pour procéder au vote en séance plénière. Mais plusfieurs députés de la majorité parlementaire se sont élevés avec véhémence pour que ce vote soit différé après la tenue des élections locales.

Les raisons avancées : « on ne va pas aller au suicide dans ce rendez vous électoral », a argumenté un député du FLN. Décodé en clair cela signifie que les électeurs au jour du 23 novembre risquent de sanctionner les partis du FLN, RND, MPA et TAJ qui auront voté un budget et des dispositions anti populaires.

Sur la forme, ces députés ont raison de s’inquiéter sur le comportement des électeurs et de faire en sorte que leur parti ne soit pas sanctionné à cause des lois antisociales promulguées par le gouvernement Ouyahia. Mais, au lieu de se battre, y compris en utilisant la tribune de l’Assemblée, pour que le gouvernement réoriente ses choix d’entretenir les clientèles, de geler le SMIG, d’assumer la dégradation des services sociaux et de diminuer les dépenses réelles des secteurs comme l’enseignent supérieur ou la santé, ces élus grassement rémunérés usent de tromperie.

Ils vont donc faire des déclarations tapageuses pour déplorer telle ou telle disposition de la loi de finances pour tromper les électeurs et ensuite voter OUI, tranquillement, pour tout le dispositif Ouyahia sachant que les électeurs ne seront consultés que dans cinq ans.

La fraude électorale n’est pas seulement un arrangement immoral. Elle est au cœur d’une gouvernance qui saigne et bloque le pays.

Rabah Said

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