BLOCAGE DE CEVITAL : Dépôt d’une lettre ouverte chez Ouyahia

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La délégation composée des comités de soutien aux travailleurs de CEVITAL des diverses wilayate, de deux parlementaires du RCD, avocates de profession, Nora Ouali et Lila Hadj Arab et de l’ancien animateur du MCB Djamal Zenati a déposé aujourd’hui une lettre ouverte au siège du premier ministère. Cette lettre qui interpelle Ahmed Ouyahia s’indigne des deux poids « deux poids deux mesures » des pouvoirs publics qui autorisent un directeur du port de Bejaia à empêcher illégalement les déchargements des équipements de CEVITAL alors que la même usine ( trituration des graines oléagineuses ) est installée dans le port de Djendjen ( Djidjel) avec l’encouragement de l’administration. Il est vrai que ce projet est lancé par l’homme d’affaire Kouninef, réputé être avec Haddad, l’une des deux mamelles du cercle présidentiel.
Par ailleurs, cette missive, dénude encore plus l’argumentaire, déjà insignifiant et à géométrie variable du directeur du port qui, en dernière information, tente de justifier son arbitraire en invoquant la saturation de l’enceinte portuaire. L’argument comme du reste tous les précédents, est selon les rédacteurs de la missive caduque puisque le groupe CEVITAL a acquis « chez un privé un terrain de 12000 mètres carrés en dehors du port pour y installer son unité ».
A noter que la délégation qui a demandé à être reçue a essuyé une fin de non recevoir. Une demande d’audience a été introduite sur place pour une autre entrevue.
Par ailleurs, le comité envisage d’ors et déjà d’autres marches de protestation contre ce qui est dénoncé comme un black out économique infligé à la Kabylie. Ces initiatives sont projetées dans d’autres wilaya que celle de Bejaia qui a, jusque là, abrité l’ensemble de ses actions de protestation.
Ouyahia, interpellé au parlement par plusieurs députés, sur le feuilleton CEVITAL a préféré ignorer le dossier et garder le silence.
Il est vrai que le scandale ne lui laisse pas trop de marge de manoeuvre : imposer la réglementation en vigueur équivaudrait à affronter le cercle présidentiel ou démissionner. Deux attitudes inconnues dans la grammaire politique d’un homme qui a toujours vécu en assurant de sa totale soumission les puissants du moment. Sauf revirement miraculeux du clan Bouteflika, Ouyahia n’a pas d’autres choix que de se taire, esquiver ou recourir encore à la diversion en polémiquant sur d’autres sujets avec sa faconde coutumière .
Signalons enfin que le FFS brille toujours par son silence et son absence dans ce déni de justice. Il est aussi à relever que cette démission bénéficie d’un étrange embargo de la presse.

Rabah Ait Lounis.

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