M. Abahour Chafik, tête de liste RCD à l’APC de Sidi Aïch : Le RCD est un parti novateur

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Il a 47 ans, il est marié et père de 02 enfants, fonctionnaire dans une entreprise étatique, Monsieur Abahour Chafik est tête de liste aux élections locales de ce 23 Novembre à Sidi Aïch sous la bannière RCD (Parti qu’il a rejoint dès 1989 et qu’il ne quittera plus). Il nous livre dans cet entretien l’ambition de la liste qu’il pilote, écoutons le :

Un mot sur la composante de cette liste dont on dit le plus grand bien ici à Sidi Aïch ?

Avant de vous parler de cette liste, laissez moi exprimer, à travers votre journal, toute ma gratitude et celle de mes colistiers aux militants de notre parti ainsi qu’aux instances locales et régionales pour la confiance qu’ils ont placée en nous. Nous ferons de notre mieux pour honorer notre parti et servir nos populations de la meilleure des façons. Maintenant concernant notre liste, il est vrai que parmi les 6 listes existantes, la nôtre est la plus jeune, ce qui veut dire que quand le parti parle du critère ‘’jeunesse ‘’ ce n’est pas qu’un slogan, nous avons de plus en plus tendance à investir dans cette frange de notre population qui doit assumer ses responsabilités citoyennes.

Vous êtes, je crois, membre de l’actuelle assemblée…

Oui, j’ai été élu à cette assemblée en 2012

Quel est le nombre exact d’électeurs dans votre commune ?

A la dernière révision exceptionnelle du fichier électoral, nous avons exactement 7150 pour une population globale estimée (lors du recensement de 2008) à 13.000 habitants. Le prochain recensement aura lieu l’an prochain, nul doute que le chiffre avoisinera les 17 à 18.000 habitants.

La municipalité de Sidi Aïch englobe-t-elle d’autres villages ou alors est ce juste le chef lieu ?

Avec le nouveau découpage, Sidi Ayad, El Flaye et Tinebdar sont des communes, donc ne sont plus rattachées à Sidi Aïch, il reste que certains quartiers sont pratiquement aussi importants que les villages en terme de densité humaine.

En votre qualité de tête de liste, que pouvez-vous nous dire sur les chances de votre parti à ces joutes électorales ?

Comme je vous l’ai dit plus haut, le RCD n’utilise pas ce critère de jeunesse comme un slogan mais il investit vraiment dans cette frange de notre société, c’est un atout et contrairement aux autres listes où on voit souvent les mêmes têtes qui reviennent à chaque échéance depuis au moins une dizaine d’années, chez nous on sent une alternance et nous drainons une grande sympathie parmi notre population, maintenant vous dire que cela est synonyme de victoire est un peu hâtif, il y a dans le corps électoral, cette masse silencieuse qui n’est pas facile à déterminer, nous faisons de notre mieux pour convaincre de notre bonne foi, nous espérons avoir un retour d’écoute positif de nos concitoyens.

Nous avons un autre atout car dans notre liste, la majorité de nos candidats sont issus du mouvement associatif et ceci sert de capital expérience qui n’est pas négligeable si demain nous prenons les rênes de l’APC. Vous savez, comme moi, que notre premier engagement est d’être aux côtés de nos citoyens et juste pour ouvrir une parenthèse, aujourd’hui le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) préconise, au sein de quelques communes pilotes auxquelles il va octroyer des aides pour la réalisation de ces programmes, ce qu’on appelle une démocratie participative, chose que le RCD a mis en place dans les APC qu’il a eu à gérer en 1990 lorsqu’il parlait de gestion transparente et solidaire d’où le slogan de l’époque ‘’Yidwen yal ass’’ (Avec vous toujours). Par la suite, il a lancé l’idée d’un conseil participatif que l’Etat a repris à travers nos APC. C’est vous dire à quel point notre parti est précurseur et novateur dans sa façon de concevoir la gestion et le rôle d’un élu !

Que pensez-vous apporter de nouveau à la collectivité locale ?

Notre slogan durant cette campagne est ‘’Pour une gestion efficace’’. Sachant que la commune de Sidi Aïch est relativement pauvre puisqu’en dehors du marché hebdomadaire, de l’abattoir et des fiscalités tels que la TAP ou les impôts, il n’y a pas grand-chose d’autre et quand on sait l’inexistence d’un tissu foncier, il n’y a donc aucune possibilité d’attirer les gros investisseurs, pour cela nous avons pensé à l’inter communes, c’est-à-dire se rapprocher de certaines communes riches en foncier, investir ensemble pour des zones dont les communes tireraient un profit équitable, c’est une solution et nous la mettrons en pratique si nous avons la faveur des suffrages. Sinon localement, nous ne pouvons qu’encourager les investisseurs dans les prestations de service vu le caractère commercial de notre commune, une façon d’aider la petite et moyenne entreprise comme souligné dans notre programme.

Que préconisez-vous pour le logement (Logement rural surtout vu que le foncier à Sidi Aïch n’existe pratiquement pas) ?

Nous y avons pensé et nous avons mis en œuvre cela dans l’actuelle assemblée mais là aussi, nous nous heurtons à un problème majeur qui est l’inexistence de livrets fonciers ou d’actes notariés pour les demandeurs (pièces essentielles pour bénéficier d’un logement rural). Nous ferons en sorte d’accompagner et d’aider ces propriétaires à régulariser leurs situations.

Je vous laisse le mot de la fin…

D’abord, je vous remercie pour cet entretien et ensuite je tiens à dire à la population de Sidi Aïch que les candidats qui sont sur la liste RCD sont des militants, des engagés sur le terrain des luttes, nous sommes des élus du peuple contrairement à certains qui se croient redevables envers l’administration. Le wali ou tout autre commis de l’Etat ont leurs prérogatives que nous respectons et nous, nous avons nos engagements envers cette population, il est donc de nos prérogatives de servir cette population avant tout !

Juba C.

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