Ath Oumaouch commémore Si H’mimi Ufadel, un chef de la Wilaya III

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Sur initiative de l’Organisation Nationale des Enfants de Chouhadas (ONEC) section n’Ath Oumaouch, une conférence- débat a eu lieu hier Lundi 11 décembre, animée par l’enseignant chercheur Ali Battache dans la salle des fêtes de l’APC de la municipalité en présence d’un public très nombreux, avide d’informations sur cette date historique (11/12/1960) que les historiens comparent aux autres dates phares qui ont jalonné le chemin de la glorieuse épopée du peuple algérien face à la 4éme puissance mondiale à l’exemple du 08 Mai 1945 ou le 1er Novembre 1954.

Les jeunes lycéens de la commune ont été spécialement conviés à cette rencontre, les organisateurs voulant ainsi inciter cette jeunesse à découvrir sous un autre angle l’histoire de la révolution algérienne.

C’est donc à l’occasion de la sortie de son livre  »Ahmed Feddal (Si H’mimi Oufadel), un chef de la Wilaya III » que Ali Battache commencera sa conférence en hommage à un homme exceptionnel dont la vie et l’oeuvre au service de la patrie se confond avec celle vécue par toute la population de la glorieuse Wilaya III historique. Depuis l’âge de 24 ans, date à laquelle il rejoindra le PPA/MTLD jusqu’à l’indépendance du pays, le 5 Juillet 1962, ce baroudeur n’a, à aucun moment, cessé son engagement en faveur de l’indépendance de son pays. Il passera son service militaire à Hussein Dey en compagnie d’une autre légende de la révolution en l’occurrence Larbi Ben M’hidi et quittera en sa compagnie cette caserne en Octobre 1946. Si H’mimi aura cette parole prémonitoire à l’intention du futur chef de la zone autonome d’Alger : »Nous nous reverrons au djebel ya si Larbi ! »

Cet ancien maçon d’Ath Oumaouch, doté d’une vision extraordinaire, deviendra le bras droit du Colonel Amirouche qui appréciera, par dessus tout, ses qualités de chef de guerre et son engagement total et sans condition en faveur de l’Algérie algérienne ! Ce sera lui qui organisera le maquis de la Wilaya III, ce sera encore lui qui traquera les poches de résistance des plus farouches messalistes, ce sera lui aussi qui pèsera sur la décision de l’endroit fixé pour le mémorable congrès de la Soummam dont il sera l’un des principaux officiers (Avec Amirouche et des milliers de Moudjahiddines) à assurer la sécurité de ce long conclave (13 au 24 Août 1956).

Le débat (de qualité) prendra une grande place où les jeunes lycéens poseront de multiples questions au conférencier qui y répondra avec beaucoup de pédagogie, mêlant l’humour aux anecdotes vécus par le vaillant commandant;

L’homme au 1500 batailles restera une icône pour le pays. L’humilité qui a caractérisé sa vie de guerrier le poursuivra durant toute l’indépendance où il vivra presque effacé de la scène à tel point que l’ancien chef de l’Etat Houari Boumediene  reconnaîtra que la République algérienne post indépendance doit des excuses à certains hommes de la trempe de Si H’mimi, aveu tardif de cette république mais le peuple lui ne s’est pas trompé, Si H’mimi reste un symbole au même titre que tous nos Chouhadas.

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