Audition du DG des Douanes : « nous n’avons pas de tabous pour parler de Cevital. »

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La commission des Finances de l’Assemblé Populaire  nationale (APN) a auditionné aujourd’hui, 19 décembre 2017, Noreddine Allag, le DG par intérim des Douanes Algériennes dans le cadre du débat sur le projet portant règlement budgétaire pour l’année 2015.Dans ses réponses aux nombreuses questions et interrogations des membres de la commission, il a d’emblée mis l’accent sur le manque de moyens et l’archaïsme des méthodes de travail à cause de l’immense retard dans la modernisation. Visiblement tétanisé pour ne pas empiéter ou déborder sur le domaine de la gouvernance, il dira « jugez-nous selon les moyens qu’on nous donne ». Pour lui l’absence d’un guichet unique (ou couloir vert) n’est pas uniquement du ressort de son institution. Nous avons beaucoup fait pour mettre fin aux importateurs virtuels qui bénéficient « de devises pour expédier des conteneurs de pierres » mais il faut que tous les secteurs jouent le jeu. Abordant le faible volume des exportations, il dira que l’environnement ne s’y prête pas. « Même si on arrive à fabriquer des produits de qualité on aura toutes les difficultés du monde pour les vendre à l’international (système bancaire, transport cher à l’image d’Air Algérie……).

A une question du député RCD, Ouamar Saoudi sur les difficultés du groupe Cevital pour dédouaner un matériel destiné au montage d’une usine de trituration de graines oléagineuses, Noreddine Allag dit « nous n’avons pas de tabous pour parler de Cevital et nous avons de bonnes relations avec eux sur tout le territoire national ». Il ajoute « dans certains dossiers nous sommes en justice avec le Groupe, mais vous n’allez pas m’amener sur un terrain politique ».

Sur ce le député du RCD est intervenu pour rappeler la nature de sa question à savoir qu’un comité de soutien à Cévital s’est constitué pour « dénoncer les entraves subies par le groupe au niveau du port de Bejaia ». Ce comité est public et il a déposé une protestation au niveau du premier ministère, la question est simple est ce que le problème est le non respect des dispositions douanières ? Nous n’avons aucun problèmes avec Cévital répétera le DG des Douanes.

Une remarque tout de même sur ses auditions des services ou agences sous tutelle du ministère des finances (impôts, douanes, domaines, budget..). Les « retards » dans la numérisation sont criards et ce n’est pas l’argent qui a manqué. Cet état de fait conjugué à la volonté de freiner la modernisation des banques publiques ne procède pas d’une fatalité. Il y a comme une volonté de maintenir un sytème archaïque dans lequel les passes droits échappent au contrôle.

Rabah Said

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