Djamila Bouhired Premier Ministre

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Rencontrée virtuellement aux bords des lacs humides de Tarf, Djamila n’a rien perdu de sa beauté. Elle parle de son passé, de sa maladie et rit quand on lui rappelle qu’avec Boubacha, elles constituaient deux prénoms qui sont restés dans l’Histoire.

​Sans discontinuer sur sa maladie, elle raconte des anecdotes sur la guerre qui n’ont rien à voir avec l’image qu’on se fait de la Ché Matt 44 et stéthoscope en main. Elle conte les plaisirs des maquis et l’heureux compagnonnage d’avec ses amis Moudjahidine.

​Qu’a fait Djamila Bouhired à l’Indépendance ? « Presque rien » dit-elle, « j’avais besoin de repos et je ne répondais à aucune sollicitation, même pas à celles de Ben Bella et de Boumediene. Je sentais que le vent tournait, et que mon rôle était terminé ». Elle ne comprend pas qu’à son époque on s’engageait à 16-18 ans pour libérer le pays et qu’aujourd’hui on le fait à 70-80 ans pour cumuler des mandats. Dire que cette option est défendue par des anciens qui partageaient les dattes et le matloûe dans les djebels. Enfin pour certains bien sûr, pas pour ceux qui inscrivent leurs enfants à la Sorbonne alors qu’ils ont à peine le niveau de leur père, c’est-à-dire zéro recommencé…

​Avant de se quitter, Mme Bouhired, toute en admiration devant les flamands roses qui nous faisaient face, propose un thé chaud car dit-elle cela nous remontait le moral et nous réchauffait le cœur dans les chaudes ruelles de Bab El Oued….

​A la question de savoir si elle accepterait de remplacer l’homme aux trois mandats, à la tête du premier Ministère, dans le cadre de la féminisation du système, elle répond tout de go : « je suis trop vieille, laissons la place aux jeunes âgés de plus de soixante dix ans… ».

M. Kassi

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