La France interdit l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures sur son sol. TOTAL investi dans la fracturation hydrique à Timimoune

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Algérie

Contrairement à la programmation de réformes de structures, sur la reprise de l’exploration et de l’exploitation du gaz de schiste, le gouvernement Ouyahia n’a pas perdu de temps.

En effet, Sonatrach vient de signer avec Total un accord qui ouvre la voie à l’exploitation du champ de gaz non conventionnel de Timimoun rapporte l’Observatoire des multinationales dans son édition du 15 décembre 2017. « Actuellement notre relation avec Total est bonne. Nous allons faire beaucoup de choses ensemble [avec Total], notamment dans le gaz de schiste…. » s’est enthousiasmé, Abdelmoumen Ould Kaddour le PDG de la Sonatrach.

Le journal révèle aussi qu’il s’agit d’une entrée en exploitation par la fracturation hydrique. Cela corrobore les informations selon lesquelles Total a mené tout au long des années 2015 et 2016 des travaux d’exploration et d’essais au Sahara contrairement aux démentis des gouvernements algériens de l’époque.

France

Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire de la France, a fait adopté par l’Assemblée nationale et le Senat français une loi qui « met fin à la recherche ainsi qu’à l’exploitation des hydrocarbures conventionnels et non conventionnels ». Cette loi est effective depuis le 08 novembre 2017. Selon la presse française, cette loi vise à respecter l’engagement de la neutralité carbone à l’horizon 2050 présenté dans le « Plan climat » du 6 juillet 2017. Il s’inscrit dans la politique énergétique de la France qui vise à favoriser les énergies renouvelables et à réduire la consommation des énergies fossiles. Le texte instaure « l’interdiction immédiate de la délivrance de nouveaux permis de recherche d’hydrocarbures. La recherche et l’exploitation de gaz de schiste est interdite. »

Sur un autre plan, les concessions actuellement en vigueur ne pourront pas être prolongées au-delà de 2040. Par ailleurs, un amendement adopté en première lecture à l’Assemblée nationale française ajoute le charbon à la liste des substances dont l’exploration et l’exploitation sont interdites. Pendant que le Sénat a introduit un amendement qui « autorise l’exploration du sous-sol pour la recherche scientifique ».

Ainsi toute recherche d’hydrocarbures sur le sol français à des fins d’exploitation énergétique est interdite. Seule la recherche scientifique dans le domaine est promue ; cette dernière trouvera son champ d’application ailleurs comme à Timimoune par exemple.

Rabah Said

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