La loi de finances 2018 signée : les algériens retiennent leur souffle

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La loi de finances 2018 est signée officiellement par le chef de l’Etat. La signature de ce texte qui entrera en vigueur, lundi 1er janvier 2018, a eu lieu, ce mercredi, lors d’un conseil des ministres. Ce texte qui a suscité, rappelons-le, une vive polémique à l’APN, fait peur à l’ensemble des Algériens.

Ces derniers craignent une hausse vertigineuse des prix des produits de large consommation, dont certains sont déjà hors de portée des petites et moyennes bourses. L’augmentation des prix du carburant et la révision à la hausse de certaines taxes influera, selon les observateurs, sur le pouvoir d’achat des algériens.

Cette situation, ajoutent les mêmes observateurs, sera aggravée par la mise en branle de la planche à billet qui favorisera l’inflation qui avoisine, selon les derniers chiffres de l’ONS, les 6%. Mais face aux critiques et aux appréhensions des spécialistes, le gouvernement tente de rassurer.

Selon l’exécutif, la Loi de finances 2018 prévoit une série de mesures législatives et « fiscales allant dans le sens de la consolidation de l’investissement productif et du renflouement des recettes budgétaires tout en maintenant le dispositif de la solidarité nationale ».

Pour tenter de convaincre l’opinion de la fiabilité de sa politique, le gouvernement Ouyahia relève à la révision à la hausse du budget d’équipement et la réduction de celui de fonctionnement. En effet, la loi de finances 2018 prévoit des dépenses globales de 8.628   milliards de dinars (mds DA) composées de 4.043,31 mds DA de dépenses d’équipement et de 4.584,46 mds DA de dépenses de fonctionnement.

«Le plafond d’Autorisation de programme a été fixé à 3.170,5 mds DA pour couvrir le coût des réévaluations du programme en cours et le coût des  programmes neufs susceptibles d’être inscrits au cours de l’année 2018 », précise la LF 2018.

Outre les dépenses d’équipement mobilisées pour les mêmes secteurs   socio-économiques que ceux dans les lois de finances précédentes, il est prévu de puiser dans le budget d’équipement pour le règlement des créances détenues sur l’Etat pour un montant de 400 mds DA.

La planche à billet devra tourner à plein régime

Il s’agit aussi d’opérer une contribution exceptionnelle de 500 mds DA au profit de la Cnas, afin de permettre au gouvernement d’aborder l’année 2018 sans risque d’explosion du dispositif de la protection sociale.

Pour préparer les enveloppes budgétaires nécessaires pour assurer ces dépenses, le gouvernement devra lancer, à plein régime, la planche à billet. Selon le ministre des finances, Abderrahmane Raouya, le tirage des billets de banque avait déjà commencé et le déficit du trésor pour l’année 2017 a été comblé grâce à ce mécanisme.

Massinissa Ikhlef   

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