Manifestation pour la promotion de la langue amazighe : des heurts à Bouira et des arrestations à Batna

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

L’université de Bouira a été le théâtre de violents heurts entres les étudiants, après une marche réussie pour la promotion de la langue amazighe. C’est ce que nous avons appris des témoins présents sur les lieux.

« On parle de trois filles gravement blessées lors des heurts qui ont éclatés à l’intérieur de l’université Akli Mohand Oulhadj », affirme nos sources qui décrivent un climat tendu dans l’enceinte universitaire, où se déroule, au moment où nous mettons sous presse, une violente bagarre opposant les étudiants berbérophones et d’autres appartenant à certaines organisations estudiantines.

« Au retour de la marche, des étudiants ont arraché un portrait géant de Boumediene accroché à l’intérieur de l’université. Cette action a soulevé la colère des membres des organisations estudiantines qui ont réagi avec des jets de projectiles divers. Des extras se sont aussi mis de la partie pour donner suite à de violents heurts dans lesquels des couteaux et des barres de fer sont utilisés. On parle de plusieurs blessés », ajoutent les mêmes témoins.

Pourtant, dans la matinée, tout allait bien. Après les affrontements avec la police enregistrés la veille, une imposante marche, à laquelle ont participé des élus locaux, a été organisée à travers les rues de la ville. Selon les témoins, environ 5000 personnes ont pris part à cette manifestation qui est partie de l’université vers le siège de la wilaya.

Les manifestants ont scandé des slogans anti-pouvoir : « Pouvoir assassin. Assa azeka tamazight tella tella », « Bouteflika Ouyahia houkouma irhabia » et « Gouvernement terroriste »… La marche a pris fin, en début d’après-midi, et les manifestants se sont dispersés dans le calme.

 La police empêche une marche à Batna

La mobilisation pour la promotion de la langue amazighe s’est étendue même à la wilaya de Batna où des étudiants de l’université de la ville et des militants associatifs ont tenté d’organiser une marche en faveur tamazight.

Rassemblés devant l’université, environ 500 manifestants ont entamé,  au début de la matinée, une marche vers le centre-ville, avant d’être empêchés par la police. Cette intervention a donné suite à des affrontements opposant les contestataires et les forces de l’ordre qui ont procédé à des interpellations.

 Massinissa Ikhlef

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

%d blogueurs aiment cette page :