La poésie, cette oubliée de la feuille de route

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Clin d’œil à mon ami Améziane Ferhani qui continue de croire mordicus malgré le ressac moribond de ces temps que la Culture est l’essence de l’Homme.

Un étudiant, le verbe en bandoulière et les doigts dans le nez, s’en est allé, innocemment étaler un recueil de poésie auprès de deux maisons d’édition. La première, Barzakh en l’occurrence, lui signifie que la maison ne prend plus ce genre de marchandise car invendable et ne rapportant que peu. Le mérite de cette maison est la chaleur de l’accueil et la franchise.

L’étudiant, audacieux et effronté, se dirige vers Casbah Edition, où une secrétaire pianotant sur son clavier ne relève même pas la tête pour lui signifier que Casbah Edition ne s’occupe plus de poésie : l’adolescent, dégoûté, a alors pensé à tout. La mer, El Harga, la baleine bleue, brûler son quartier, tuer son père, violer sa nièce, bref tout ce qui, dans sa colère, voulait dire : s’en prendre à l’Etat qui l’a maltraité, harcelé et qui doit normalement passer devant le TMHE (Tribunal de Maltraitance et de Harcèlement des Enfants).

D. DADDI

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