Signature de la charte du partenariat public-privé : Un premier pas vers la privatisation ?

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Le Gouvernement, l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et le Patronat ont signé, ce matin à Alger, la Charte sur le Partenariat sociétaire. Paraphé par tous les partenaires, réunis au palais du peuple, ce document vise à libérer définitivement l’entreprise publique qui, selon les déclarations du premier ministre, Ahmed Ouyahia, sera désormais autonome. Intervenant à cette occasion, le premier responsable du gouvernement, fait en effet plusieurs annonces concernant le fonctionnement des sociétés  publiques, dépendante jusque-là de l’administration.

«Le Conseil des Participations de l’Etat a réaffirmé l’autonomie des Entreprises publiques économiques sur lesquelles les administrations  concernées exerceront une simple supervision », explique-t-i. Selon lui, cette question sera « bientôt approfondie » lors d’une rencontre que le gouvernement tiendra avec les  responsables des Groupes économiques publics.

Dans ce sens, Ahmed Ouyahia précise que cette question « fait partie du processus que le   gouvernement compte poursuivre pour soutenir la dynamique de développement et de diversification économiques, et pour maintenir aussi l’effort de préservation et de création des emplois ».

L’ouverture du capital des PME publiques facilité  

Par la même occasion, le premier ministre affirme que « l’ouverture du capital des PME publiques sera   facilitée ». « Nous faciliterons l’ouverture du capital des Petites et Moyennes  Entreprises publiques dans le cadre de la législation en vigueur », souligne-t-il. En outre, enchaîne-t-il, le gouvernement apportera son soutien à tout investissement nouveau associant des entreprises publiques avec des   entreprises privées ou mixtes.

Le Premier ministre avance, également, que « le gouvernement accueillera  avec bienveillance toute disponibilité des entreprises locales à s’engager  dans le financement, la réalisation et la gestion des infrastructures publiques que l’Etat mettra en chantier ». « Le gouvernement encouragera toute entreprise économique qui manifestera de l’intérêt pour la concession de prestations de service public au niveau   local », ajoute-il.

Par ailleurs, le premier ministre réitère la décision du gouvernement de réserver  toutes les commandes publiques aux entreprises locales sauf en cas d’exception. Selon lui, en exécution de cette instruction, le groupe Sonatrach a confié récemment des marchés pour plus de 400 millions de dollars à des   entreprises algériennes alors que ces contrats étaient destinés à l’appel d’offres international.

Il annonce également que le processus de réalisation de 50 zones industrielles a été engagé à travers tout le pays sous la responsabilité des walis. Plusieurs de ces zones industrielles seront livrées à la fin de l’année   2018, permettant d’offrir davantage de foncier industriel pour   l’investissement, dit-il.

« Ce sont quelques exemples d’un processus que le Gouvernement compte poursuivre pour soutenir la dynamique de développement et de  diversification économique et pour maintenir aussi l’effort de préservation   et de création de l’emploi », indique Ahmed Ouyahia.

Massinissa Ikhlef 

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