Accusé de viols en France : L’islamiste Tarek Ramadan placé en garde à vue  

Tariq Ramadan s’est rendu mercredi matin à la convocation des policiers dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte à Paris des chefs de viols et violences volontaires

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L’islamiste d’origine égyptienne, Tarik Ramadan, est placé en garde vue en France. Accusé « de viols » et de « violence volontaire » par deux femmes, le théologien controversé est passé, ce matin, devant les enquêteurs de la police judiciaire française qui a décidé de le placer en garde à vue.

L’information a été confirmée par de nombreux médias français, en citant des sources judiciaires. «Tariq Ramadan s’est rendu mercredi matin à la convocation des policiers dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte à Paris des chefs de viols et violences volontaires », expliquent les médias en question.

Cette information complique la situation du petit fils du fondateur de la confrérie des frères musulmans égyptien, Hassan El Benna, qui se retrouve, depuis le mois de novembre dernier, en pleine tourmente après que deux femmes ont porté plainte contre lui pour viol.

Ces deux femmes, rappelons-le, l’accusent depuis, le mois d’octobre dernier, de les avoir violées, respectivement, en 2009 et en 2012. La première femme à l’avoir accusé, Henda Ayari, ancienne salafiste devenue militante féministe et laïque, dit avoir eu « le courage » de nommer son agresseur dans le contexte de la campagne « BalanceTonPorc » en France.

Malgré les « centaines de messages de menaces » envoyées via les réseaux sociaux par des partisans de l’islamiste, Henda Ayari, 40 ans, avait étayé lundi ses accusations contre celui qui, selon elle, « utilise l’islam pour assouvir ses pulsions sexuelles ».

Elle avait raconté avoir d’abord échangé avec le petit-fils de Hassan El Benna, fondateur de la confrérie égyptienne islamiste, sur les réseaux sociaux avant de le rencontrer en 2012 à l’occasion d’un rendez-vous qu’il lui donne dans un hôtel parisien en marge d’une de ses conférences.

Dans un message, publié sur son compte Twitter, l’homme tente d’afficher une posture de quelqu’un qui est serein en appelant « à demeurer sage et digne », malgré un climat « délétère », entraînant des « commentaires excessifs ».

« De tous les bords, de façon anonyme ou pas, on lit des commentaires excessifs, racistes, antisémites, islamophobes, irrespectueux à l’endroit des femmes etc. Depuis 30 ans, j’appelle à la mesure, à l’écoute, au dialogue respectueux et à l’intelligence ouverte et critique », ajoute-t-il, avant de conclure le texte en disant faire « confiance à la justice ».

 Massinissa Ikhlef 

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