Adrar, « une montagne » qui accouche de comportements préhistoriques

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A l’entrée de l’Université (par définition, antre du savoir et de la connaissance) d’Adrar, vous serez accueillis par une énorme enseigne sur laquelle est transcrite l’énormité suivante : « Il est interdit à tout étudiant et étudiante de s’asseoir ensemble dans un coin isolé. Tout contrevenant sera exposé à des mesures disciplinaires ». Ni l’Inquisition, ni Franco, ni les Mollah, ni les bédouins d’Arabie, ni Boumediene, n’ont osé aller aussi loin.

Qui sont ces pseudo étudiants qui s’érigent, sous l’œil soit bienveillant, soit apeuré, de l’Administration, en porteurs auto-désignés de la morale ? Ceux sont des jeunes frustrés qui ont dû aller jusqu’à effacer de leur subconscient un baiser, un flirt, une fille alors que ces trois éléments constituent indubitablement chez un être humain normalement constitué, le rêve de chaque nuit. Ils auront beau le taire, l’étouffer, ils ne rêvent que de cela. Et peut-être même plus que les autres.

Comment a-t-on pu autoriser une telle pancarte ? Si sur celle-ci était écrit par exemple « Bouteflika dégage ! », le transcripteur aurait été, à ne pas en douter, embarqué dans la nuit même et porté disparu.

Autre volet, autre stupidité, un blogueur raconte que certains ont tenté de lui expliquer désespérément que Yennayer, journée payée et chômée, était une hérésie qui coûtera cher à l’économie nationale. Ce à quoi, il répondra intelligemment : « nos spécialistes en herbe n’ont commencé à se soucier de notre économie qu’à l’approche de Yennayer, journée désormais nationale ». Pour une économie aussi désastreuse que la nôtre, il faut bien dire qu’il n’y a pas de quoi fouetter un Amazigh…

M.Kassi

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