Air Algérie : le bras de fer opposant la direction aux PNC se durcit 

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Le bras de fer opposant le syndicat du personnel navigant (PNC) à la direction d’Air Algérie se durcit. Alors que cette dernière a obtenu, hier soir gain de cause, en invalidant, par la justice, la grève des Stewards et hôtesses de l’Air, les PNC comptent bien revenir à la charge en déposant un nouveau préavis de grève.

Pour la journée d’aujourd’hui, les avions d’Air Algérie ont repris leurs dessertes à destinations des aéroports européens, après une journée de grève. En effet, l’essentiel des vols ont été assurés.

Déclarée illégale lundi en référé par la justice algérienne, la grève avait été suspendue en début de soirée par le Syndicat national du personnel navigant commercial algérien (SNPNCA) qui, dans une déclaration à l’AFP, son intention de déposer un nouveau préavis. « Nous ne sommes pas hors-la-loi. Nous avons suspendu la grève à cause de la décision de justice », explique le secrétaire général du syndicat, Karim Ourad, mais « nous allons redéposer un préavis de grève ».

Le délai légal entre le dépôt et la grève est de 21 jours en Algérie. D’ici là « nous allons faire des grèves cycliques (sauvages, NDLR) à partir de la semaine prochaine si la direction générale d’Air Algérie ne rentre pas en contact avec nous », menace-t-il.

Mais la direction d’Air Algérie n’est pas prête de céder, notamment sur la question de l’augmentation salariale exigée par les PNC. Selon le directeur de la Division commerciale de la compagnie nationale, Zohir Houaoui, « l’équilibre financier de la compagnie est fragile vu les charges de cette entreprise ».

Intervenant sur les ondes de la radio nationale, il affirme que « cette situation s’explique essentiellement par les charges de la compagnie liées notamment à la masse salariale qui devrait se situer entre 18% et 20% des charges, ainsi qu’aux coûts d’exploitation relatifs à la maintenance et au carburant ».

Ce responsable rappelle, dans la foulée, l’existence d’un accord avec les PNC « prévoyant cette augmentation des salaires qui a été conclu il y a une année ». « Cet accord n’est pas remis en cause, mais il s’agit seulement d’un gel factuel », estime-t-il.

A la question d’une éventuelle révision de la grille des salaires, Zohir Houaoui précise que « cette revendication ne pouvait pas se concrétiser dans le contexte actuel du fait des équilibres financiers fragiles de   l’entreprise ». « Air Algérie n’est pas dans la capacité de pouvoir assurer cette   augmentation salariale au détriment de son équilibre financier », ajoute-t-il.

Massinissa Ikhlef

 

 

 

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

%d blogueurs aiment cette page :