Dérèglement psychotique mais pas innocent

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

« Ils sont merveilleux les Marocains, ce sont nos frères et je ne vois pas pourquoi l’Algérie s’obstine à maintenir les frontières fermées » Ce sont là des propos tenus par un Tlémcénien trabendiste dont les affaires ont coulées depuis cette fameuse fermeture. Personne n’a à redire sur la fraternité des deux peuples, mais quand notre compatriote poursuit par une farfelue mégarde proche de l’égarement du genre : « Puisque vous soutenez l’autonomie du Sahara Occidental, alors pourquoi n’accordez vous pas celle de la Kabylie ? ». On appelle cela de la haute voltige politique inspirée par les baudets transportant huile contre kif. Puis il est vrai que notre bonhomme doit préférer un camion à un minus aliboron.

Donc son problème est ailleurs. Pourquoi alors personne ne parle des nombreux Tunisiens qui, le soir du lundi 8 janvier, ont affronté leurs gardes frontière parce qu’ils revendiquaient le droit d’entrée en Algérie pour y travailler ? Là ça n’intéresse personne même pas notre ami tlémcénien pour la simple raison qu’à Carthage, on ne cultive plus rien. Même pas le cannabis.

Au fait cette manifestation de citoyens tunisiens qui préfèrent l’Algérie pour y travailler que la harga, n’aurait-elle pas de rapport avec la rencontre dès le lendemain entre Ouyahia et le ministre de l’Intérieur tunisien ? A voir. La puce à l’oreille a été déclenchée par les propres dires des deux Ministres qui ont déclaré entre autres que cette rencontre a fait l’objet d’une longue discussion sur la sécurité des frontières.

        Peu de gens arrivent à déceler cet amour platonique qui existe entre nous et les Marocains, contrairement à la relation asexuée que nous tentons à tout prix d’entretenir avec la France, malheureusement cela est empoisonné par l’option têtue du Royaume Chérifien qui veut reprendre ce que les Espagnoles ont laissé et qu’ils n’ont jamais revendiqué quand ce territoire avait pour capitale Rio de Oro la Castellane. Alors Basta ! Et laissez les peuples s’aimer. Même de loin.

M.KASSI

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

%d blogueurs aiment cette page :