« Echebka », cette mystérieuse Démocratie sous Boumédiène

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

C’est par un pur hasard que nous sommes tombés ce jour du 23 janvier sur un film des années 70 « Echebka ». C’est l’histoire de pêcheurs exploités et de leurs femmes travaillant dans une conserverie pour un salaire minable qui un jour décident de faire grève pour l’augmentation de leur salaire et l’amélioration de leurs conditions de travail. Cette situation n’a de toute évidence pas changé depuis, voire, elle a empiré.

Mais le plus intéressant à relever dans ce scénario de Mustapha Toumi  est indubitablement la liberté de ton où les acteurs vont même jusqu’à critiquer l’option socialiste. Comment donc ce film a-t-il pu passer à travers les mails du filet boumédiéniste ? Mystère. Mystère d’autant plus éloquent quand un acteur dit tout de go, dans un bar : « le socialisme c’est koule ou ouakale »  (n’es-ce pas maîtres Ouyahia, Chakib et Ould quelque chose ?). Une scène qui n’a pas été censurée tout comme les multiples extravagances de l’inspecteur Tahar qui, entre autres, avant de tabasser un pickpocket dans un bus, lui demande d’abord s’il n’avait pas de parent « Génénar » ou Colonel ! C’est bizarre non ?

Ajoutez à cela qu’on s’est délecté en revoyant les scènes nostalgiques de couples faisant la chaîne devant le cinéma L’Afrique pour voir Love Story sans aucun flic matraque à la main. Ce n’est point pour faire l’apologie de feu Houari Boumédiène que nous sombrons dans cette désuète nostalgie. C’est pour faire l’apologie d’un Peuple qui au lendemain de l’Indépendance, de souffrances abominables, est resté digne et civique en allant dans les discothèques, dans les salles de cinéma, aux cimetières des Chouhada. Aucune femme dans ce film ne portait le Djelbab, le hidjab ou tout autre accoutrement oriento-islamiste que portent aujourd’hui les filles et les femmes les plus vicieuses et les plus perverses qui soient (pour crier sa rage Fatima Belhadj ôte son aâdjar en s’adressant au patron exploiteur. Aujourd’hui en 2018, dans sa vraie vie, elle porte le hidjab après s’être marié avec le fameux Djemîi.

Jadis, les plus conservatrices, c’est-à-dire nos mères, s’enveloppaient d’un haïk qui renseignait de la classe sociale de celle qui le portait, sans plus. Soie, coton ou tout simplement synthétique. Par ailleurs, ce haïk, quelque soit son étoffe, ne manquait absolument pas de sensualité… avec la perversion en moins…

M.KASSI

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

%d blogueurs aiment cette page :