Fête de Yennayer : Les imams chargés de faire les prêches de vendredi sur le sujet  

Le ministère des affaires religieuses a adressé, le 7 janvier dernier, une instruction à tous les imams dans laquelle il définit les principaux axes de ces prêches.

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La question amazighe ne réalise des avancées qu’avec la mobilisation. Cela se confirme une nouvelle fois. Après la consécration de Yennayer comme fête nationale et l’annonce de l’élaboration du projet de loi portant création de l’académie de la langue amazighe, les autorités tentent aussi de faire de nouveaux efforts.

Même le ministre des affaires religieuses s’est emmêlé. Ce dernier demande officiellement la consécration du prêche de vendredi prochain, 12 janvier, à Yennayer et la question de l’identité amazighe de l’Algérie. Le département de Mohamed Aïssa vient, en effet, d’instruire toutes les mosquées de pays d’évoquer lors de la « khotba de vendredi » la « décision historique du chef de l’Etat » qui a décrété la journée du 12 janvier, 1er jour du nouvel an berbère, comme fête nationale.

Dans une instruction, datée du 7 janvier dernier, le ministre des affaires religieuses définit les principaux axes devant être abordés par les imams dans leurs discours devant les fidèles. Le ministère demande ainsi de « saluer d’abord cette décision historique et les efforts fournis par le président Bouteflika dans le cadre de la promotion de la langue amazighe ».

« Il faut aussi relever la dimension amazighe de l’identité algérienne qui a une profondeur historique et civilisationnel. Une dimension qui est en parfaite communion avec les deux autres composantes de l’identité nationale qui sont l’islam et l’arabe. Ces composantes nourrissent toutes le fleuve de l’Algérie Amazighe, arabe et musulmane. Ce qui est une fierté pour les Algériens et les Algériennes », lit-on dans ce document.

Les imams sont aussi instruits, selon le même document, d’œuvrer « au renforcement des relations et des rapports entre les enfants d’une même patrie ». Mais cette instruction risque de provoquer la colère des salafistes, dont certains sont des imams officiels. Ces derniers ne rataient les occasions pour déclarer la guerre contre Tamazight qui est, selon eux, « une menace » pour la langue arabe.

Massinissa Ikhlef 

 

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