Idir à la Coupole: La toile se déchaîne

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Idir a chanté pour la première fois dans son pays depuis 39 ans et après qu’il qu’il l’ait fait un peu partout sur la planète Terre ! Idir a enchanté les milliers de personnes entassées à la coupole du complexe Mohamed Boudiaf. Peu importait que cela soit  en présence de quelques  pontes du régime à l’image de Haddad, Ould Ali, et Mihoubi. Un fait, somme toute, banal puisque le spectacle qui aura duré plus de 02 heures était organisé par l’ONDA (Office National des Droits d’Auteurs). Ces milliers de personnes ont été ravies de retrouver l’auteur du tube planétaire  »A vava inouva ».

La toile pour sa part aura déchaîné toutes les passions. Deux camps se sont affrontés. Ceux qui ont, unanimement, condamnés Idir pour avoir chanter devant  »Les représentants du pouvoir » ce qui équivaut, à leurs yeux, à une soumission de celui que l’on considérait jusque là comme le porte drapeau de la revendication berbère, ou pire comme une trahison. Et il y a ceux qui disent, que « Le monument Idir a chanté pour la première fois chez lui, peu importe si, au premier rang, il y avait une brochette d’invités de l’ONDA ».

L’on notera, à la lecture de certains commentaires sur les réseaux sociaux, que les remarques les plus virulentes envers l’auteur de « Ssendu », venaient de la génération qui n’a pas vraiment vécu l’époque  »Idir », elle a, par contre, connu celle du regretté Matoub qui était inflexible sur le moindre détail vis à vis des gouvernants. Les pro Idir, connaissant parfaitement le chanteur et ce qu’il a donné à Tamazight, ne s’arrêtent pas à cette présence de quelques ministres ou dignitaires du régime devant plusieurs milliers de fans. Ils se disent scandalisés que l’on puisse, une seconde, douter de la bonne foi d’un géant comme Idir !  Comme pour appuyer leurs propos, ils affirment: « N’est ce pas lui qui a forcé le monde à s’intéresser au problème  identitaire des Nord-africains ? N’est ce pas ce chanteur qui parlait avec fierté de nos racines sur les multiples chaînes de télévisions du monde entier ? »

Un débat où les écarts de langages étaient rares ce qui dénote d’une maturité politique chez les uns et les autres.

Idir terminera son concert par cette phrase, comme s’il devinait une prochaine polémique: « Pour mon identité, je me suis toujours battu et me battrai encore ! »

Juba C.

 

 

 

 

 

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