Immolation : Le phénomène ne date pas d’aujourd’hui

« Petites anecdotes de grandes femmes »

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Puisque on parle de la journée du Chahid, pourquoi omettre celle de la Chahida ? En cette fin d’année 2017, On me fait visiter la ruelle, aujourd’hui bordée de villas cossues, où Kheïra Sekkoum, jeune fidaïa, fut traînée et tirée par les cheveux sur une centaine de mètres par les paras français…

​En face, Mohamed son frère cadet, m’indique ce qui reste de leur maison du Clos Salembier (aujourd’hui El Madania) d’où sa sœur Kheïra, avait surgi en flammes après s’être aspergée d’essence pour faire face à une descente de paras et par conséquent, donner le temps à sept moudjahidine, en réunion clandestine chez elle, de fuir.

​Contrairement à certaines anciennes moudjahidate qui, après un long silence, ont saisi « le moment opportun » pour se confier pour la première fois auprès de médias…français et témoigner des tortures subies durant la période coloniale, nous eûmes cette fois-ci droit à une exception.

​El Aâlia la sœur de feue Kheïra, aujourd’hui âgée de 86 ans, accepte de nous recevoir nullement pour pleurer sur son sort et sur celui de vrais anciens fidayîn et fidaïate, mais pour nous conter que ces actes d’alors (qui font d’elle et de sa sœur aujourd’hui des monuments historiques dans la mémoire collective des enfants de La Redoute et de Salembier), étaient logiques et « normal » vu le cours que prenaient les événement depuis cette terrible nuit de la Toussaint.

​Kheïra Sekkoum est morte dans l’anonymat, sa sœur El Aâlia attend la même fin. Triste…

M. Kassi

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