Moines de Tébihirines : les crânes vont « parler » enfin

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Attendus depuis deux ans, les résultats de l’expertise des prélèvements effectués sur les crânes des moines de Tébihirines seront connus d’ici au 31 janvier prochain. Ils seront remis à la juge d’instruction Nathalie Poux. C’est ce qu’a annoncé le journal français 20 minutes, en citant l’avocat des familles des sept religieux kidnappés et décapités en 1996, Patrick Baudouin.

« On aurait dû les connaître (les résultats ndlr) fin décembre mais les quatre ou cinq experts qui travaillent sur le dossier ont demandé un ultime délai supplémentaire jusqu’au 31 janvier », déclare-t-il, en qualifiant ce délai « d’anormalement long ».

Les résultats confirmeront-il la thèse officielle ? Révèleront-ils de nouveaux détails ? Wait and see. En tout cas, cette affaire, vieille de 21 ans déjà, a toujours été au centre d’une polémique entre l’Algérie et la France.

Même l’analyse des prélèvements effectués sur les crânes en 2014 a été une source de conflit entre les autorités des deux pays. Ils n’ont été remis à la justice française qu’en 2016, soit deux ans après l’exhumation des crânes.

Au début, les autorités avait refusé catégoriquement de transférer ces échantillons en France, proposant aux experts français de venir en Algérie et les analyser avec leurs homologues algériens. Ce fait a suscité une vive polémique. Les familles des victimes et leurs avocats ont dénoncé, alors « une confiscation des preuves par Alger ».

Les sept moines trappistes, rappelons-le, ont été assassinés en 1996, quelques jours après leur kidnapping par des terroristes du GIA. Décapité, leurs corps n’ont jamais été retrouvés. L’ANP n’a récupéré que les crânes qui ont été enterrés en Algérie. Alors que les autorités algériennes ont affirmés que les religieux ont été exécutés par le GIA, les familles des sept moines contestent la version.

Pour elles, les moines « seraient tués lors d’une offensive de l’armée algérienne qui a pourchassé bombardé le campement des terroristes où sont retenus les moines». Ils parlent alors « d’une bavure des militaires algériens ».

Massinissa Ikhlef 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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