Et si on importait de l’oxygène ?

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Si l’on croit une information rapportée par plusieurs titres nationaux, cent cinquante contenaires de fûts de triple concentré de tomate, auraient été réceptionnés au port d’Annaba. Cela frise le braquage des banques algériennes et le désastre économique quant on sait que Annaba et à un degré moindre (dans le semis), Adrar exportaient cette même matière il y a peu de temps.

A ce titre, une quinzaine de conserveries ont mis la clé sous le paillasson, car ce concentré importé de Tunisie et de Chine, de piètre qualité, coûte moins chère que  le produit local quand on calcule la plus-value. A ce train également, après les allumettes importées du Pakistan, la mayonnaise et la vinaigrette de chez Lesieur, les bonbons de Turquie (qui ont intoxiqué plus d’un enfant), on va droit vers l’importation du persil, de h’chiche m’qatfa, et pourquoi pas Dioul (il paraît que cela s’est déjà fait)  et de la galette matloûe pour le ramadhan à venir.

Ce n’est pas parce qu’on a trois sous en poche, ou en réserve de change, qu’on va s’adonner à cette gymnastique ruineuse de l’importation tout azimut. Connus pour leur morale sans scrupules, ces importateurs pourtant ralentis quelque peu par les dernières mesures d’Ouyahia, sont capables par frets interposés, de nous ramener des contenaires  d’air pollué d’Inde et de Chine sous couvert d’oxygène…

M.KASSI

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