Situation de la JSK : Une prise d’otage qui ne dit pas son nom

Mohammed Chérif Hannachi qui, malgré le fait qu’il a été destitué en septembre dernier, tente de manœuvrer pour revenir par la grande porte.

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Le club mythique de la Kabylie, JSK, sombre dans une crise profonde qui risque de l’emporter à jamais. Le club le plus titre d’Algérie et plusieurs fois champion d’Afrique est réduit à lutter difficilement pour sa survie en ligue 1. Le scénario dure depuis plus de quatre ans.

Victime d’une gestion hasardeuse et en proie à une instabilité chronique sur le plan technique, l’équipe est désormais relégable. 14ème avec seulement 18 points à l’issue de la 18ème journée du championnat, la JSK aura besoin d’un miracle pour éviter le purgatoire. Et ce n’est pas fini visiblement.

Sa défaite, samedi dernier à Alger face au Paradou AC (2-0), a révélé au grand jour l’existence d’une véritable entreprise de déstabilisation. Une prise d’otage qui ne dit pas son nom. « Il y a un complot contre nous », lance, à l’issue de ce match, le nouveau président du club, Chérif Mellal, qui s’apprête à entrer dans l’actionnariat de la SPA JSK.

Il ne dit pas qui complote contre lui, mais la situation ressemble à celle vécue par ses prédécesseurs, en l’occurrence Hamid Sadmi et le trio Zouaoui-Madjen-Aït Djoudi. Ils partagent, en tout cas, tous, le même statut : ils ne sont pas actionnaires dans l’équipe et ils étaient obligés de composer avec un groupe qui détient toutes les clés.

Un groupe conduit par le président, Mohammed Chérif Hannachi qui, malgré le fait qu’il a été destitué en septembre dernier, tente de manœuvrer pour revenir par la grande porte. Responsable, au même titre que les autres actionnaires, qu’il a lui-même choisi, de la situation actuelle du club, l’homme tente de revenir en catimini, quitte à mettre l’équipe en danger.

Ne devrait-il pas rendre des comptes de son recrutement- c’est lui qui a recruté les joueurs actuels- et de la situation de faillite dans laquelle il a mis l’équipe ? Qui prendra les choses en main pour redresser la situation avant qu’il ne soit trop tard ?

Il faut savoir que l’actionnaire majoritaire de la JSK reste le club amateur, c’est-à-dire l’Etat. Ce sont les responsables du club Amateur qui doivent agir. Mais selon les connaisseurs de la maison kabyle, ces responsables ont tous le fil à la patte. Nommés par Hannachi parmi ses connaissances, ces responsables n’osent pas hausser le ton. Au contraire, ils accompagnent cette entreprise de destruction d’un club, porte flambeau de toute une région.

Sinon comment expliquer que l’actionnaire majoritaire ne fait rien pour activer l’ouverture du capital du club et permettre l’arrivée d’investisseur en mesure de redresser la barre ?

Massinissa Ikhlef 

 

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