Tripartite de Ould Abbès : un rendez-vous pour rien !

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Le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbès, se dégonfle comme une baudruche. Ayant annoncé, il y a seulement quelques jours, sa volonté de tenir une tripartite parallèle à celle présidée par le premier ministre, Ahmed Ouyahia, « pour défendre les entreprises publics », le patron de l’ex-parti unique se fait tout petit au jour J. « Cette rencontre n’est pas dirigée contre le gouvernement et le premier ministre », déclare-t-il, d’emblée à l’ouverture de « sa tripartite », aujourd’hui à Alger.

Cette déclaration confirme, on ne peut plus clair, que Djamel Ould Abbès s’est réellement fait remonter les bretelles suite à ses critiques contre la « charte du partenariat public et privé ». En déplacement, samedi dernier dans la wilaya de Souk Ahras, le SG du FLN avait assuré que sa formation présidera « une plus importante tripartite ». Avec comme arrière pensée de faire la concurrence à Ahmed Ouyahia, Djamel Ould Abbas voulait jouer au « leader ».

Il n’en fut rien. Non seulement sa « tripartite », n’avait aucun ordre du jour, mais aussi le chef de file du FLN n’avait rien à dire à ses invités du jour, en l’occurrence le président du FCE, Ali Haddad, et le secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd. Il se contente alors de rabâcher le même discours que celui de tous les responsables du pouvoir. « Le FLN est pour que le privé soutient les entreprises publiques qui ne doivent pas être privatisées », explique-t-il.

Sans aucun contenu, la kermesse d’Ould Abbès s’est transformée en un rendez-vous pour un échange d’amabilités et d’accolades entre les participants. « Sidi Saïd est toujours fidèle au président Bouteflika », lance par exemple le patron du FLN à l’adresse du SG de l’UGTA. Ce dernier réaffirme, pour sa part, son amitié avec le président du FCE.

« Avec Ali Haddad, nous sommes amis et ça ne regarde personne », lance-t-il. Selon Sidi Saïd, l’UGTA « préfère un partenariat avec le privé algérien que les étrangers ». « Le mariage entre le secteur public et le secteur privé est plus qu’une nécessité », ajoute-t-il.

Pour sa part, Ali Haddad tient à préciser l’objet de cette réunion qui, selon lui, n’a d’autre objectif que « de donner plus d’éclaircissement sur le partenariat public et privé ». « Ce rendez-vous intervient pour mettre un terme à toutes les supputations concernant l’objet de la charte du partenariat public-privé », soutient-t-il. La rencontre a pris fin comme il a commencé : sans aucun intérêt. La montagne d’Ould Abbès…accouche d’une très petite souris.

Massinissa Ikhlef 

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